Real Madrid-FC Barcelone : les notes du match
19/01/2012 - 00 h 22 Foot espagnol » Coupe du Roi
Abidal a écoeuré le Real en inscrivant le but de la victoire pour le Barça©MaxpppLe FC Barcelone fait un grand pas vers la qualification pour la demi-finale de la Coupe du Roi en s'imposant sur la pelouse du Real Madrid (2-1).
La Coupe du Roi, seul trophée glané par le Real Madrid face à l’ogre barcelonais la saison dernière, allait-elle encore porter chance aux Merengues ? Il faut croire que non. Car le scénario du Clasico de ce soir a fortement ressemblé à celui disputé en Liga il y a quelques semaines. Il a mis en scène un Real Madrid appliqué et volontaire pendant 15 minutes, avec un but à la clé, avant de finalement céder face au rouleau compresseur blaugrana. Et José Mourinho peut tourner le problème dans tous les sens... Contrairement au match disputé en Liga cette saison, le Special One a aligné de nouveau un trident très musclé dans l’entrejeu (Pepe-Xabi-Diarra) pour contrer le milieu barcelonais.
Cela a semblé une bonne idée pendant 15 minutes. Le temps pour le Real d’exploiter une étonnante fébrilité des hommes de Guardiola et d’ouvrir le score par l’intermédiaire d’un Cristiano Ronaldo enfin efficace face au but (11e). Et puis, le Barça a pris les choses en main, posé le pied sur le ballon et affûté ses passes. Certes, ce n’était pas un immense Barça ce soir, mais c’était largement suffisant pour faire de nouveau craquer la Maison Blanche. Après quelques banderilles signées Alexis (16e) et Iniesta (13e, 27e, 29e), le club catalan recollait au score au retour des vestiaires, grâce à un coup de tête de Puyol, exemplaire (49e).
Sans être flamboyants, les hommes de Pep Guardiola dominaient un Real qui avait abandonné toute idée de jeu et qui retombait peu à peu dans ses travers. Pepe, Xabi Alonso et Carvalho auraient pu récolter un rouge si l’arbitre s’était montré moins conciliant. Et c’est sur une nouvelle inspiration de Messi, pourtant peu en vue jusque-là, que les Catalans prenaient l’avantage. Le Ballon d’Or argentin lançait Abidal dans la surface, le Français se chargeant d’ajuster tranquillement Casillas (77e). Les entrées en jeu d’Özil et Callejon côté Real ne changeaient rien à l’histoire. Cette même histoire où à la fin, ce sont les Baugrana qui gagnent. retrouvez tous les buts du match sur notre page Facebook)
L’homme du match : Eric Abidal (7) : le Français décisif de la soirée, c’est lui. Très timide offensivement ce soir, il est sorti de sa boîte à la 76e pour exploiter un caviar de Messi et donner la victoire aux siens d’un extérieur du gauche. Sérieux défensivement par ailleurs, à l’image d’une interception décisive sur une passe de Ronaldo à destination de Benzema (25e). Il a fêté de la meilleure des manières sa toute récente prolongation de contrat.
FC Barcelone :
Pinto (4) : certes, la frappe de Cristiano Ronaldo est puissante, mais il n’est pas exempt de tout reproche sur le but madrilène. Finalement peu d’arrêts à effectuer. Sauvé par son poteau sur une tête de Benzema (58e).
Abidal (7) : voir ci-dessus.
Pique (5) : vite averti (20e), il s’est montré plus timoré qu’à l’habitude dans ses relances. Il se fait malmener par CR7 sur le but madrilène.
Puyol (7) : en pleine forme ce soir. Puisque le Real a peu attaqué, il a fait parler sa fougue en attaque. Dangereux sur tous les coup de pied arrêtés, il a finalement trouvé la faille sur corner d’une superbe tête (49e).
Alves (5) : gêné par le positionnement de Ronaldo, il a eu un impact offensif décevant en comparaison à ses sorties habituelles. Il a vu nombre de ses passes être contrées en première période. Du mieux par la suite.
Busquets (6) : énorme dans le combat proposé par le Real Madrid. Moins précis dans ses transmissions cependant à l’image de ses pertes de balle surprenantes en première période. Indispensable malgré tout.
Xavi (5) : si le Barça n’a pas livré une immense prestation, c’est parce que son maître à jouer n’était pas dans un grand soir. Moins inspiré, moins précis aussi, il a bien sûr touché beaucoup de ballons mais n’a pas eu son influence habituelle dans le déclenchement des attaques blaugrana. Remplacé par Thiago à la 86e.
Iniesta (7) : ses contrôles sont un régal et ce soir il a donné un récital. Placé sur l’aile gauche la plupart du temps, il fut le Barcelonais le plus dangereux (13e frappe cadrée, 27e centre contrée dans la surface, une conclusion malheureuse à la fin d’un beau mouvement à la 29e, et un poteau touché 54e). Il ne lui aura manqué que la réussite.
Fabregas (6,5) : une belle activité et surtout quelques caviars distribués (16e, 24e, 26e). Lui n’aura tenté sa chance que sur une frappe lointaine et non-cadrée. Très précieux dans la construction barcelonaise. Remplacé par Cuenca (88e).
A. Sanchez (6) : c’est un véritable poison pour les défenseurs, il n’arrête pas de faire des appels dans le dos de la défense. En plus, il défend comme un acharné. À son actif, une belle tête qui a atterri sur le poteau (16e) sur une ouverture de Fabregas. Remplacé par Adriano (82e).
Messi (6) : un match moyen, rehaussé par sa passe décisive géniale pour Abidal. Pour le reste, ce fut un Messi ordinaire, trop discret. Très bien pris en première période par Diarra, il est souvent descendu très bas pour toucher le ballon. Plus libre après le repos, il a encore subi un traitement ce choc de la défense madrilène. Cela n’aura pas empêché le Ballon d’Or de se montrer encore décisif au bout du compte.
Real Madrid :
Casillas (5) : la première période a pu sembler calme puisque le portier espagnol, bien protégé par le schéma défensif mis en place par Mourinho, n’a eu que deux frappes à détourner (Iniesta 13e et Messi 25e). Mais nerveusement, le champion du monde 2010 a dû rester attentif et alerte pour couper les actions du Barça, à l’image de sa sortie kamikaze de la tête aux 18 m (32e). Sauvé par sa barre sur tête d’Alexis (16e), il n’a en revanche pas pu grand-chose au retour des vestiaires sur les buts de Puyol (49e) et Abidal (77e), abandonné par sa défense. Plusieurs dégagements ratés au pied par ailleurs.
Altintop (5,5) : rarement titulaire cette saison, le Turc a su montrer des qualités intéressantes avec beaucoup de ballons grattés au poste de latéral droit. Son jeu long ne lui a pas toujours permis de relancer correctement. Sérieux défensivement, il a eu tendance à trop se jeter face aux provocations balle au pied d’Iniesta en début de match avant de prendre la mesure de son vis-à-vis et de le contenir. À noter une très belle montée conclue par un centre millimétrée pour la tête de Benzema (57e).
Carvalho (3) : donné perdu pour le football de haut niveau il y a quelques semaines, le Portugais a fait un retour inattendu. Fébrile en début de rencontre, il a tardé à remonter le bloc sur quelques actions. Légèrement mieux au fil de la rencontre, à l’image de son intervention décisive dans la surface (40e), l’ex-pensionnaire de Chelsea s’est malgré tout rendu coupable d’une erreur d’alignement sur le but d’Abidal (77e) avant d’être l’auteur de deux attentats en fin de match... Averti (86e).
Ramos (4,5) : le jeune défenseur central a vécu une première mi-temps mitigée, entre interventions réussies (dévie une tentative d’Iniesta sur la transversale 54e), relances hasardeuses, passes en retrait pas toujours inspirées et présence aérienne salvatrice. Une seule véritable erreur aurait pu coûter cher, lorsqu’Alexis a sauté bien plus haut que lui pour placer une tête sur la barre (16e). Volontaire par ailleurs.
Coentrão (4,5) : préféré à Marcelo, le Lusitanien s’est distingué en tenant plutôt bien son couloir face à Alexis, bien aidé par le marquage de CR7 sur Alves. Il s’est concentré presque exclusivement à des tâches défensives, ne se montrant que très rarement dans le camp blaugrana. À noter que la starlette révélée par Benfica n’a pas toujours été bien alignée avec le reste de ses partenaires défensifs.
Pepe (4) : aligné au poste de milieu défensif, l’habituel défenseur central a été un véritable rempart pour son arrière-garde lors de la première période. Son gros pressing, parfois trop viril, a considérablement gêné les Barcelonais. Son jeu de tête, primordial sur les phases arrêtées du Barça lors du premier acte, l’a trahi sur l’égalisation de Puyol (48e). Et s’il a donné du poids à l’entrejeu madrilène, il lui a fait perdre en clairvoyance, ce dernier ne se montrant pas toujours inspiré à l’heure de lancer les offensives madrilènes balle au pied. Averti (16e). Remplacé par Granero (79e). El Pirata n’a pas eu l’occasion de se mettre en évidence.
X. Alonso (4,5) : tactiquement indispensable dans l’organisation du Special One, le métronome merengue a mis le bleu de chauffe ce soir. Son travail de sape pour prendre les Blaugrana les plus dangereux à deux avec ses défenseurs a été impressionnant lors du premier acte. Forcément sa grosse débauche d’énergie lui a valu d’être moins en vue balle au pied, si l’on excepte quelques coups francs dangereux dans la boîte...
L. Diarra (5,5) : l’international tricolore a couvert un terrain impressionnant sur la pelouse du Bernabeu. Comme un tampon, il a tenté de colmater les brèches, se glissant souvent entre les attaquants et le ballon. Il a également eu une part prépondérante dans les rares phases de conservation des siens, réussissant un grand nombre de passes. Souvent opposé à Messi, l’ancien Gunner d’Arsenal l’a presque toujours empêché de prendre de la vitesse. Remplacé par Özil (66e). L’international allemand, plein de bonne volonté, n’a pas su déstabiliser Puyol et les siens.
C. Ronaldo (6) : bien plus bas qu’à l’accoutumée, le Ballon d’Or France Football 2008 a affiché un visage séduisant ce soir, sans fioritures ni protestations. Dans le jeu, il a réussit un exploit individuel en ouvrant le score sur un superbe enchaînement passement de jambe sur Piqué puis frappe du gauche (11e). Surmotivé et très en jambes, il a surtout brillé par son labeur défensif, empêchant par ses nombreux retours les montées d’Alves sur la droite.
Benzema (5,5) : comme Eto’o à l’Inter Milan, le Français a découvert ce soir l’étrange sensation d’évoluer pratiquement à la hauteur de son latéral droit pendant une bonne partie de la première mi-temps. Forcément moins en vue offensivement, laissant le front de l’attaque à Higuain, il a tout de même trouvé le moyen de lancer CR7 sur l’ouverture du score (11e), de placer une tête sur le poteau (57e) et de frapper de loin (82e).
Higuain (3,5) : dans un rôle très ingrat d’attaquant esseulé, l’Argentin n’a pas vraiment eu l’occasion de briller. Et même s’il a effectué un gros travail défensif sur les arrières catalans, il n’y aura que très peu de choses à retenir de sa sortie ce soir. Remplacé par Callejón (66e). Ce dernier a tenté de dynamiser le jeu madrilène sur le flanc gauche, se procurant une bonne situation dans la surface adverse sans pouvoir conclure (78e). Averti (67e).
La Rédaction FM Suivre @footmercato
- Fiches
- Équipes
- Coupe du Roi
Articles sur le même sujet
Commentaires
