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Des nouvelles de... Dennis Bergkamp

24/05/2009 - 18 h 04

« Quand Dennis marque, ce n’est jamais un simple but. C’est toujours ce que nous appelons un but “à la Dennis Bergkamp ». L’hommage n’est pas des moindres, puisqu’il a été prononcé par Thierry Henry, évoquant les caractéristiques exceptionnelles de celui qui a longtemps été son équipier sur le front de l’attaque des Gunners.

Avant d’être un attaquant, Bergkamp est un créateur. Il a su mettre sa technique d’une rare finesse au service de sa science du jeu. Il marque, fait marquer, et déstabilise. Dans sa caricature, Thierry Henry a finalement bien cerné le personnage : un joueur atypique dont les coups d’éclats répétés font plus souvent figure d’inspiration que d’actions.

Repéré par Cruyff

A 12 ans, il intègre le centre de formation de l’Ajax. Infatigable travailleur, il s’accroche, malgré les critiques répétées de ses entraîneurs, qui le pensent trop léger pour s’imposer au plus haut niveau. Mais le jeune garçon répète inlassablement ses gammes. Etoffe sa technique et son physique, pour finalement intégrer l’équipe première à 17 ans, après avoir été remarqué par un certain Johan Cruyff. Il restera au club durant 7 ans.

Cruyff est parti, et l’espoir Bergkamp s’est mué en un véritable génie. Trois années de suite, il domine le classement des buteurs, et permet aux siens de remporter notamment une Coupe de l’UEFA. En 1994, au sommet de son art (26 buts en 28 matches de championnat), il décide de plier bagages, et fait le choix de l’Inter Milan, alors que l’Europe entière se l’arrache. L’aventure italienne tournera court au bout de deux ans. Certes il remporte avec les Nerazzurri une nouvelle coupe de l’UEFA, mais dans un Calcio à l’époque plus cadenassé que jamais, il peine à exploiter pleinement son talent de magicien.

Autant passeur que buteur

Direction Arsenal, club avec lequel il achèvera sa carrière 11 ans plus tard. A l’époque, le club londonien est loin d’être la formation des années 2000 qui joue régulièrement les premiers rôles dans son championnat. Mais l’arrivée de Bergkamp, et celle d’Arsène Wenger un an plus tard, signent le début d’une ascension canon des Gunners. Dans une Premier League plus à sa mesure, le Hollandais retrouve d’un même coup l’inspiration et le chemin des filets. En 1998, ses 16 buts contribueront en grande partie au sacre des siens, parvenant enfin à contrer l’hégémonie des Reds Devils. Au final, il inscrira 120 buts et distillera 166 passes décisives sous le maillot d’Arsenal.

Attaquant racé et intelligent, dans la droite ligné des Cruyff et autre Van Basten, le Hollandais a par moment littéralement réinventé le football à travers des gestes d’exception. Et sa phobie de l’avion, qui lui a notamment fait rater plusieurs matches de Coupe d’Europe, ne l’aura jamais empêché de s’envoler vers les sommets.

Lorsque Marco van Basten a pris les rênes de l’Ajax, il a fait appel à lui pour officier en tant qu’entraîneur adjoint. Le triple Ballon d’Or vient toutefois de démissionner, et l’avenir de Bergkamp au club reste donc en suspens.

->Alexis Toledano