Des nouvelles de... Talal El Karkouri
03/01/2009 - 16 h 31 Autres championnats
« Appelez-moi Talal. » C’est par cette phrase pleine d’ambition que Talal El Karkouri se présente au public français. Débarqué en France avec le nouveau millénaire, le défenseur marocain aura laissé une impression qui mêle arrogance et relances acrobatiques.
Départs en fanfare
En 2000, le PSG chipe Talal El Karkouri au nez et à la barbe de clubs tels qu’Anderlecht, le Standard de Liège ou Sao Paulo et Flamengo. Le Real Madrid a semblé un temps intéressé avant de se rétracter. Mais l’histoire entre le club parisien et le défenseur marocain va tourner court. Après 11 petits matches, Talal est prêté en Grèce pour faciliter l’arrivée du Brésilien Vampeta. À son retour, il est envoyé en Angleterre, à Sunderland. Son troisième retour à Paris, sous l’ère Halilhodzic, se passe mieux puisque le Marocain est enfin titulaire.
Cependant, Talal El Karkouri quitte le PSG avec fracas. Mécontent et rancunier, le défenseur marocain est parti en écorchant dirigeants, supporters et joueurs parisiens : « Ce sont des cons. Ces gens-là [les supporters, N.D.L.R.] ne viennent que pour faire chier. Le foot ne les intéresse pas. Il faudrait vraiment les virer du stade. Il y a pas mal de fans adorables au PSG mais il y a aussi malheureusement pas mal de cons. Qu’ils me sifflent moi, qui suis Arabe, encore je peux comprendre, ce sont des racistes en plus, mais Déhu qui part à Marseille ... » Direction l’Angleterre donc pour le grand Talal.
Rugueux mais simulateur
Là-bas, il ne laisse pas une meilleure impression. El Karkouri passe pour un truqueur : avec Charlton, il récolte un jaune pour simulation face à Olof Mellberg, le rugueux défenseur d’Aston Villa, avant l’incident face à Reading. En avril 2007, Leroy Lita, attaquant des Royals, fait mine de lui mettre un coup de tête. El Karkouri s’écroule. Steve Coppell, alors entraîneur de Reading ne décolère pas, accusant le joueur d’avoir feint « un coup mortel qui devrait nécessiter des soins intensifs ». Le coupable, Lita, n’en démord pas non plus : « Je ne l’ai pas touché, il est tombé comme un imbécile. C’est un tricheur. »
Mais le Marocain a aussi marqué de nombreux buts de loin, dont un superbe but face à Arsenal en 2005. Là encore, l’expérience tourne court. El Karkouri rejoint le Qatar, où il joue toujours.
Mais le défenseur formé au Raja n’a pas perdu sa grande gueule. Après avoir prolongé avec le Qatar SC cet été, le capitaine des Lions de l’Atlas de 2006 à 2008 est en bisbille avec son entraîneur. À 32 ans, Talal n’a pas changé.
Nicholas Mc Anally
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