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EdF : le tardif mea-culpa de Raymond Domenech

08/01/2009 - 10 h 14 - Aurélien Léger-Moëc

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Raymond Domenech est sorti de l’ombre qui l’entourait depuis quelques semaines. L’année 2008 s’est terminée sur une note mitigée, avec la terne prestation des Bleus face à l’Uruguay en novembre, et le sélectionneur français a pu souffler, suite à une année particulièrement mouvementée. Domenech est bel et bien là, toujours en poste, malgré l’Euro catastrophique. La Fédération française de football lui a demandé de changer son mode de communication, mais la différence n’a pas été vraiment ressentie. Raymond s’en défend, dans les colonnes de L’Équipe. « Mais j’ai changé, je ne dis plus rien ! Depuis six mois, vous m’avez entendu , Une langue de bois parfaite ! », assure le sélectionneur national. « Je m’ennuie à un point, vous ne pouvez pas savoir. Plus d’humour, plus rien. Oui, j’ai changé ma com’ »

Ce couplet reste néanmoins dans le plus pur style Domenech. Un homme ne change pas, mais il peut fournir des efforts ponctuels. Domenech en fait quelques-uns et esquisse un mea-culpa concernant sa responsabilité personnelle dans la faillite de l’Euro. « Tenez : l’Euro, c’est de ma faute. En 2006, j’avais la conviction d’aller au bout, et en 2008, je savais que ça serait compliqué (...) Même si je reste persuadé que cela aurait basculé contre l’Italie sans tous les évènements défavorables. » Comme souvent, une fois l’évènement passé, Raymond Domenech soutient qu’il se doutait de son issue. Un classique chez ce sélectionneur mal-aimé.

Et il n’est pas certain que sa cote de popularité remonte après cette interview. Pour lui, la raison de ce manque d’amour est à incomber à sa réaction face aux journalistes. « J’ai l’impression que face aux journalistes, j’ai quelque chose à protéger, des joueurs à protéger, et que tout ce que je vais dire peut les mettre en difficulté. Dans chaque question, je cherche le piège. » Souvent sur la défensive, Domenech n’a donc qu’une idée en tête : protéger ses joueurs. Ces derniers semblent lui en être reconnaissant, ils l’ont sauvé en remontant deux buts face à la Roumanie. Il a beau avoir la majorité des supporters français contre lui, Domenech est toujours là, et il n’a pas changé.