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Entretien avec Paul Alo’o Efoulou : « S’il faut que je bouge, ça viendra tout seul »

21/08/2008 - 17 h 12 -

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Les saisons se suivent et se ressemblent pour l’attaquant du SCO d’Angers Paul Alo’o Efoulou (24 ans).

Auteur de 12 réalisations la saison dernière, le Camerounais a déjà trouvé le chemin des filets à deux reprises lors des trois premières journées du championnat de Ligue 2.

L’ex-sociétaire de l’ASM de Yaoundé qui dispute sa deuxième saison avec le SCO, est parti peut-être pour réaliser sa meilleure performance chez les pros. Après ses passages à l’Excelsior Mouscron, à l’Entente SSG, et sa première année réussie avec son club, relever ce nouveau challenge pourrait à moyen terme lui ouvrir d’autres perspectives pour sa carrière. Et pourquoi pas en vert, rouge et jaune ?

Foot Mercato : la saison dernière vous avez inscrit 12 buts en L2, sans toutefois que votre nom circule lors du mercato. Était-ce une volonté de votre part de poursuivre l’aventure avec Angers ?

Paul Alo’o Efoulou : pour pouvoir bouger, il faut avoir des contacts réels. Ce qui n’était pas le cas me concernant, malgré l’intérêt de certaines équipes. D’autre part, ce n’est pas parce que j’ai réalisé une bonne saison qu’il fallait absolument que je bouge. Je suis bien ici et j’estime que je peux encore faire mieux que l’année dernière. Je suis confiant sur ce point. J’ai besoin de continuité pour progresser. Après s’il faut que je bouge, ça viendra tout seul. Mais cela passe par le travail.

Les objectifs de la saison

FM : tu es reparti sur de bonnes bases en inscrivant déjà deux buts en trois journées de championnat. Quel est ton objectif cette année ?

PAE : je ne raisonne pas en ce sens. En se fixant des objectifs aussi précis, c’est la porte ouverte à la dispersion. Je n’ai pas envie de me mettre ce genre de pression, qui n’est pas forcément positive. Ma priorité est de progresser, et les buts viendront naturellement, Mais ce qui est sûr, c’est que je vais essayer de faire mieux que l’année passée.

FM : dans le bon wagon de la montée lors de la trêve hivernale la saison dernière, votre équipe s’est ensuite écroulée. Qu’est-ce qui vous a manqué pour rester en haut du classement jusqu’au bout ?

PAE : le SCO n’est pas encore un grand club. La montée est un tout. Or le club n’est pas encore doté d’infrastructures, encore moins du budget, pour prétendre véritablement à la montée. Angers progresse dans ce sens, mais il en faut davantage pour espérer jouer les premiers rôles.

FM : quel est donc l’objectif du SCO cette année ?

PAE : en tout cas, la montée ne fait pas partie de nos plans. Accrocher une place dans le premier tiers du tableau serait déjà une bonne performance. Pour faire les choses en ordre, nous allons avant tout essayer d’assurer le maintien le plus rapidement possible.

FM : la deuxième place du classement que vous occupez actuellement ne donne pas d’autres idées au groupe ?

PAE : notre premier objectif reste précis : se maintenir le plus rapidement possible. Si on peut le faire d’ici la trêve, tant mieux ! Après on entre toujours sur le terrain pour gagner. Mais être à la deuxième place du classement aujourd’hui ne signifie pas qu’on va jouer les premiers rôles. Prétendre à la montée repose encore sur d’autres paramètres.

FM : Fahid Ben Khalfallah (le milieu offensif s’est engagé avec Caen la semaine dernière) était l’un des éléments moteurs de votre équipe, comment le groupe a perçu ce départ de dernière minute ?

PAE : c’est bien pour lui, parce qu’il a réalisé une bonne saison et qu’il avait envie de rejoindre l’élite. Je préfère qu’il soit à 100 % dans son nouveau club, qu’à 70 avec nous. C’est certainement une perte pour l’équipe, mais notre début de championnat prouve qu’on peut gagner des matches sans lui. Ainsi va le football. Il a fait son job ici, nous qui sommes restés poursuivons le nôtre.

La sélection camerounaise

FM : la sélection camerounaise fait sans doute partie de vos objectifs, avez-vous eu des signes dans ce sens ?

PAE : je n’ai jamais eu de contacts. Quand j’évoluais encore au pays, j’avais connu une présélection. Mais depuis, pas de nouvelles. Pour le moment, je regarde à la télé comme tout le monde. Je n’ai pas été approché de manière concrète.

FM : vous restez quand même motivé pour atteindre cet objectif ?

PAE : oui bien sûr. Quel footballeur camerounais ne le serait pas ? Défendre les couleurs de son pays est une fierté.