

08/03/2010 - 17 h 00
Après le flot des critiques suite au triste France-Espagne de mercredi dernier, le président de la Fédération française de football Jean-Pierre Escalettes est monté au créneau. L'occasion d'aborder à nouveau tous les sujets qui font l'actualité des Bleus.
Mercredi soir au Stade de France, le public tricolore était supporter de... l’Espagne. La Furia Roja étincelante s’est logiquement imposée face à des Bleus amorphes (0-2). Les critiques à l’égard de Raymond Domenech sont reparties de plus belle. De la secrétaire d’État aux Sports Rama Yade au député UMP de l’Oise François-Michel Gonnot en passant par d’anciennes gloires du football français, tous ont demandé l’éviction du sélectionneur national avant la Coupe du monde. Histoire de rebâtir une équipe compétitive autour d’un nouvel homme pour cette importante échéance.
Le président de la Fédération française de football Jean-Pierre Escalettes n’a pas tardé à réagir. Dans un entretien à paraître demain dans Sud-Ouest, il est revenu sans détour sur l’actualité des Bleus. « La situation n’est pas brillante, je le reconnais mais ce serait une trahison, vis à vis de ceux qui m’ont élu jusqu’en 2012, de m’arrêter là. Au milieu de la tempête, le capitaine ne lâche pas la barre. (...) Quand il y a des difficultés et qu’on les assume, on attend un soutien. (...) On en est tous conscients, on va changer de sélectionneur et de structure après la Coupe du monde mais maintenant, ce n’est pas le moment », a-t-il expliqué en toute honnêteté.
L’homme-fort de la FFF est ensuite revenu sur le choix du futur sélectionneur. « Je ne reviendrai pas là-dessus. Ce n’est pas mon choix mais celui du calendrier. Un mois après le 11 juillet (ndlr : date de la finale de la coupe du monde), on entre dans la préparation de l’Euro 2012. Les dates sont là. La seule chose qui est sûre, c’est que le sélectionneur sera français. Et si je ne disais pas que l’entraîneur du champion de France en titre, champion du monde qui plus est, ne fait pas partie d’une liste de 10 ou 12 noms, on se foutrait de ma gueule. Mais je n’ai jamais dit qu’il était le favori. On travaille sur le profil du futur sélectionneur mais ni moi ni mes collaborateurs n’avons entrepris de travaux d’approche avec Laurent Blanc. Maintenant, je comprends son agacement, qu’on le laisse finir sa saison avec Bordeaux », a-t-il commenté.
Ceux qui attendaient donc un renvoi de coach Raymond sont donc prévenus. Ils devront faire avec l’actuel technicien pendant la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud. Pour ce qui est de l’avenir, on a le temps de voir venir. Les paris sont ouverts.
Alexis Pereira
