La semaine passée, les clubs étaient au repos forcé. En effet, les sélections nationales devaient jouer des rencontres qualificatives pour l’Euro 2020 et d’autres des matches amicaux. Ainsi, la France s’est imposée en Islande (1-0) avant de faire match nul, quelques jours plus tard, contre la Turquie au Stade de France (1-1). Si Lucas Hernandez a été titularisé pour la seconde rencontre, il était indisponible pour la première.

Pourtant, il se sentait bien. Sauf que le Bayern Munich a joué un jeu très surprenant avec les Tricolores. Dans un premier temps, les Bavarois ne voulaient pas que leur défenseur rejoigne les Blues à cause d’un genou douloureux. Finalement, l’ancien de l’Atlético a été retenu et a passé une IRM en arrivant qui s’est révélée bonne. Ce qui n’était pas le cas de celle qu’avait faite le Bayern, dix jours plus tôt. Le Journal du Dimanche explique ce matin comment les champions d’Allemagne en titre ont fait pression sur le staff des champions du Monde.

Les dirigeants du Bayern ont fait pression sur Hernandez

Les résultats positifs avaient été envoyés par le médecin des Bleus à son homologue allemand, Hans-Wilhelm Müller-Wohlfahrt, qui décidait d’écrire à l’EDF, en ajoutant en copie l’UEFA, afin de prévenir que si Hernandez se blessait, les Bleus en paieraient les conséquences. Ambiance. Mais cela ne s’arrête pas là. Un dirigeant du Bayern, dont le nom n’a pas filtré, aurait appelé Hernandez afin de lui « exposer le contexte ». Dans la foulée, il ne se sentait plus prêt à jouer. Heureusement pour tout le monde, le défenseur a fait une bonne partie et ne s’est pas blessé.

Ce n’est pas le seul accroc qu’a pu rencontrer Didier Deschamps. Lorsque Kylian Mbappé a débarqué à Clairefontaine, il est arrivé avec un dossier médical sous le bras selon le JDD. Le docteur du Paris SG, Christophe Baudot, s’est montré insistant. Autre exemple en début de saison, Deschamps ne convoque pas Ferland Mendy, censé être indisponible. Trois jours après cette annonce, le latéral gauche est titulaire avec le Real Madrid. Des attitudes étonnantes qui montrent désormais que les clubs ont encore beaucoup trop leur voix au chapitre et qu’il ne s’empêchent pas de pester comme l’a fait Thomas Tuchel récemment.