Juste avant la Coupe du Monde, Lucas Hernandez connaissait sa première convocation en Équipe de France, alors qu’on l’attendait plutôt avec la Roja. Finalement, pour le Mondial 2018, grâce aux pépins physiques de Benjamin Mendy, le latéral gauche a débuté et fini la compétition dans la peau d’un titulaire, qu’il n’a plus quittée depuis. Ce samedi soir, il a encore été l’un des grands artisans de la victoire des Bleus contre l’Albanie (4-1). Mais tout n’est pas si simple et il s’est totalement livré dans un entretien accordé au Journal du Dimanche.

« Depuis tout petit, l’Espagne m’a tout donné. Et la sélection espagnole m’a contacté avant la France. Mais l’idée était claire : si la France m’appelait, aucune hésitation. C’est mon pays. Lorsque Didier Deschamps a donné sa liste pour la Coupe du Monde, je n’ai pas répondu au téléphone pendant un moment, car j’étais en état de choc », commence-t-il par expliquer histoire de tordre une dernière fois, si cela est nécessaire, le cou aux polémiques.

« C’est à mon tour de faire plaisir aux petits »

Dans la foulée, celui qui a été transféré au Bayern Munich cet été contre le paiement de sa clause libératoire (80M€) a tenu aussi à véhiculer un message. Les footballeurs ont des devoirs, mais aussi des droits, et visiblement celui de communier avec son public (qu’il soit allemand ou français) est quelque chose de très précieux dans l’esprit de l’aîné de Theo Hernandez.

« À mon avis, 80 à 90 % des Français qui suivent le foot savent qui je suis. Ça aurait peut-être été plus si l’Atlético m’avait laissé en prêt à Saint-Étienne il y a quatre ou cinq ans. Diego Simeone s’y était alors opposé, il me voulait dans son groupe. J’ai donc progressé loin de la France. Aujourd’hui, lorsque je rends visite à ma famille, c’est parfois la cohue à l’aéroport de Mulhouse avec les enfants. J’ai été gamin, je sais ce qu’ils ressentent : j’ai essayé d’approcher Zinedine Zidane ou Fernando Torres à la sortie de l’entraînement à Madrid. Pour une photo ou un autographe, c’était compliqué. C’est à mon tour de faire plaisir aux petits », a-t-il ainsi poursuivi. Si Didier Deschamps a trouvé son soldat, le public français va, peut-être, lui, se découvrir rapidement un nouveau chouchou.

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