« Je n’ai pas d’inquiétude, les deux sont guéris. Djibril n’est resté que trois semaines à l’arrêt et a fait le dernier match presque en entier. Pas de souci particulier. Benjamin, c’est différent mais il est guéri aussi. C’est juste une question de rythme, d’intensité. Ça passe par une montée en puissance pour avoir le rythme de la compétition. Je n’ai pas d’inquiétude. Si j’ai des informations négatives, la deadline c’est le 4 juin ». Deux jours auparavant, Didier Deschamps se montrait très optimiste concernant l’évolution de l’état physique de Djibril Sidibé et Benjamin Mendy.

Concernant le second, comment ne pas revenir sur l’incroyable course contre la montre qu’est en train de gagner le Citizen ? Blessé au genou en septembre dernier, Mendy a retrouvé la compétition officielle le 22 avril 2018, soit moins de deux mois avant le premier match de l’équipe de France à la Coupe du Monde face à l’Australie. Un retour express que n’avait pas pu faire Nabil Fekir en 2016 lorsque le Lyonnais s’était blessé aussi au genou au Portugal neuf mois avant le coup d’envoi de l’Euro en France. Remis sur pied à vitesse grand V, Mendy a le sourire, contrairement à un Lucas Digne doublé au dernier moment par le Mancunien et Lucas Hernandez. Et cela se voit.

Les Bleus confiants pour Mendy

A l’entraînement, l’ancien Marseillais est très souvent d’humeur joyeuse et aime taquiner Kylian Mbappé. Et sur le terrain, le latéral ne rechigne pas à l’effort et aligne les courses sans le moindre souci apparent. De quoi laisser penser qu’il sera apte à être à 100% pour un match de Coupe du Monde ? Récemment interrogé à ce sujet, l’intéressé avait affiché un certain optimisme. Mais qu’en pensent ses coéquipiers ? Interrogé hier en conférence de presse, Samuel Umtiti prie pour qu’aucun pépin physique ne vienne gâcher la fête pour son partenaire. « J’espère qu’il pourra passer le cut, s’il a été appelé, c’est que le coach pense qu’il sera prêt pour la Coupe du monde. Il travaille beaucoup, physiquement surtout. Qu’il soit à 100% pour aider le collectif ».

Quant à Steve Mandanda, l’ancien Havrais s’est montré sur la même longueur d’onde que son sélectionneur. « Je le trouve pas mal. Je discute avec lui au quotidien. Sur les séances, il était bien. Il a pris un petit pont hier mais rien de méchant (rires). Il apporte toujours cette bonne humeur qui fait du bien au groupe. » Et pour le moment, il n’y a aucune raison pour que la bonne humeur du défenseur ne s’efface au profit de l’inquiétude d’une rechute fatale.