Un exercice assez rare pour être souligné. À l’heure de refermer une année 2018 dorée, marquée par un titre de champion du Monde décroché avec l’équipe de France en Russie cet été, Benjamin Pavard s’est livré à une franche autocritique. Au sortir du succès des Bleus contre l’Uruguay (1-0, amical), le défenseur, souvent critiqué pour ses performances récentes en sélection ou en club avec le VfB Stuttgart, a assumé, sans se cacher.

« Je n’ai aucun souci avec la critique, avec les journalistes, ça fait partie du football. Dans les bons, comme dans les mauvais moments. Il faut assumer, répondre présent et toujours travailler pour sortir d’une mauvaise passe », a lancé l’ancien Lillois en zone mixte, d’une lucidité à toute épreuve, revenant dans les détails sur son état de forme du moment (11 apparitions en Bundesliga) et celui de son club, 18e et dernier au classement.

« J’assume complètement »

« C’est compliqué... C’est collectif. Après, j’ai fait quelques erreurs avec Stuttgart, j’assume complètement. Mais c’est plutôt le collectif qui ne va pas. Les critiques ? Je vous invite à venir voir les matches aussi et vous verrez que ce n’est peut-être pas comme on le dit », a-t-il tenu à rappeler. Droit dans ses bottes, le jeune homme ne se laisse pas polluer par tout cela.

« Je le prends bien. Je sais ce que je vaux et je continue à bosser pour être le plus performant possible », a-t-il conclu. Franc et honnête, Benjamin Pavard ne se cache pas, il vit des moments difficiles ces dernières semaines. Mais, comme la Coupe du Monde le lui a prouvé, des lendemains qui chantent peuvent se présenter. Il compte bien tout faire pour. Stuttgart et les Bleus peuvent s’en frotter les mains. Le rendez-vous est pris.