Noël Le Graët n’est pas éternel. Réélu en 2012 pour un mandat de 4 ans, le président de la Fédération française de football, âgé de 72 ans, avait prévenu qu’il ne se représenterait plus. Bien sûr, les derniers mois positifs de l’équipe de France et sa bonne relation avec Didier Deschamps, le sélectionneur national, le font hésiter. Reste qu’aujourd’hui, sa place est convoitée. Par qui ? Albert Gemmrich, ancien international et président de la Ligue d’Alsace, Frédéric Thiriez, actuel président de la LFP, ou encore Gérard Houllier. Ce sont les trois noms recensés par L’Équipe du jour.

Gérard Houllier aurait en effet commencé à sonder les présidents de clubs professionnels au sujet d’une éventuelle candidature. « Il veut se présenter et il travaille dans ce sens », assure l’un de ces présidents. Pour autant, l’ancien entraîneur du PSG, Liverpool et l’OL refuse d’officialiser cette envie. « Je n’ai pas de plan de carrière. D’abord, cela me paraît très tôt pour y songer. C’est une élection qui interviendra dans plus de deux ans. Aujourd’hui, je n’y pense pas. Et si j’y pensais, j’en parlerais d’abord à mes proches et aux gens actuellement en place. C’est un peu indécent de parler de la succession de Noël Le Graët, qui fait un très bon boulot. En 2016, j’aurais presque soixante-dix ans. Ma santé jouera un rôle important. », assure-t-il de prime abord.

Mais il suffit de le laisser parler pour comprendre que le désir de se porter candidat à la tête de la FFF est bien présent. « Le Graët a une bonne texture, à cheval entre le monde des pros et celui des amateurs, poursuit-il. Cette texture-là, je l’ai. J’ai le background pour ça (la présidence de la FFF). Mais est-ce que j’en aurais envie ? Je n’y ai pas réfléchi. Il faut qu’il y ait un consensus. Et on peut aussi jouer un rôle sans être président. Je peux aider quelqu’un. Je sais qu’il y en a qui murmurent autour de moi en disant : ce serait bien si tu y allais. Mon nom est évoqué. Dans ma carrière, j’ai toujours été concentré sur ce que je faisais. Après, des opportunités se sont présentées… Prendre des risques, je sais faire. J’ai déjà côtoyé des présidents de fédé, mais il faudrait déjà que je me penche sur la nature de cette fonction, en quoi consiste le job. Mais à ce stade, aujourd’hui, je ne suis pas dans ce mode de réflexion. » Pour quelqu’un qui n’y pense pas, Houllier est drôlement loquace sur le sujet !

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