Alors que l’équipe de France prépare tranquillement son Mondial en Russie à l’issue de la saison, une nouvelle affaire éclate en coulisses. Le Monde publie dans son édition de jeudi des extraits d’un rapport confidentiel de la Cour des Comptes - datant d’avril 2017 et concernant la période entre 2011 et 2015 - qui pointe du doigt certaines largesses financières au sein de la Fédération Française de Football. Un document qui pousse la Cour à formuler « un certain nombre de remarques et d’interrogations ». Le rapport en question met notamment en exergue la « hausse continue des affrètements d’avions ». Les dépenses dans ce domaine auraient été multipliées par 35 entre 2011 et 2015 !

Et sur cette question précise, c’est l’activité du président de la FFF Noël Le Graët qui pose question pour l’institution. Ses 27 vols lors de la saison 2014/15 sont considérés comme exagérés par la Cour. La 3F a tenu à apporter quelques précisions au quotidien. « Tous ces déplacements sont des déplacements professionnels, avec une consultation auprès des compagnies au préalable. Les montants en jeu ne nécessitent pas une procédure spéciale dans la mesure où ils relèvent de budgets validés par le comité exécutif et surtout l’assemblée fédérale », précise-t-on en interne, rappelant que le patron du foot français était « omniprésent sur le plan international » et « au contact du football amateur en métropole et dans les DOM-TOM ».

8,6 M€ dépensés en indemnités de licenciement entre 2011 et 2015

Autre point soulevé par ce fameux rapport, les conditions jugées très avantageuses des salariés et les énormes indemnités de licenciement versées à certains anciens collaborateurs. Le Monde révèle par exemple que Marino Faccioli, devenu directeur administratif des Bleus en 2010, a perçu près de 600 000 € d’indemnités lors de son départ, la Fédé ayant décidé de reprendre son ancienneté à l’Olympique Lyonnais, où il exerçait depuis une trentaine d’années. Le cas Alain Resplandy Bernard pose également question. L’ex-directeur général de la Fédération, arrivé en avril 2011, a reçu, toujours d’après Le Monde, plus de 260 000€ en indemnités à son départ quatre mois plus tard suite à l’affaire des quotas.

Au total, entre 2011 et 2015, 8,6 M€ ont été dépensés en cumulé des indemnités de rupture de contrat d’après ce fameux document. Outre ces considérations économiques, les conclusions du rapport mettent en lumière une absence de « réels contre-pouvoirs » au sein de l’instance dirigeante du football français. Illustration avec la nomination de Didier Deschamps au poste de sélectionneur national en 2012 qui « n’apparaît pas avoir fait l’objet d’une communication devant le comité exécutif, à tout le moins, pas en réunion ». Les Bleus se seraient sans doute bien passés de cette nouvelle affaire...

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