Le 30 décembre 2017, jour de Chelsea-Stoke City (5-0, 21e journée de Premier League). Il fallait remonter à cette date-là pour retrouver trace du dernier match officiel d’Ibrahim Afellay (33 ans), sous le maillot des Potters. Depuis, le milieu offensif était tombé dans l’oubli. Il caressait toujours malgré tout l’espoir de retrouver les pelouses. Pour ce faire, il a choisi de revenir au pays à l’été. Libre de tout contrat, l’international oranje (53 sélections, 7 buts) signait un contrat d’un an avec le PSV Eindhoven, son club formateur.

Les pensionnaires du Philips-Stadion prenaient leur temps pour remettre sur pied leur idole, également passé par le FC Barcelone, Schalke 04 ou encore l’Olympiacos. « Ibi a connu une période très difficile, mais il est à nouveau physiquement en ordre. Il a travaillé dur pendant des mois sous la supervision d’un de nos physios pour se remettre en forme. (...) Il est maintenant prêt pour la prochaine étape : s’entraîner et jouer avec une équipe A. Ibi est l’un des nôtres et reste un footballeur doté de nombreuses qualités. Il est donc logique que nous lui offrions cette opportunité », expliquait le coach Mark van Bommel, son ancien partenaire, à sa signature.

« Je suis ressuscité des morts »

Et ce samedi, à la 82e minute de la rencontre à domicile face au Fortuna Sittard (5-0, 16e journée d’Eredivisie), le coach batave décidait d’offrir ses premières minutes de jeu de la saison au natif d’Utrecht. Une entrée réclamée par tout le public pendant de longues minutes auparavant. Un souvenir inoubliable pour l’intéressé, presque deux ans après. « Enfin... C’est ... je n’ai pas de mots pour ça, j’ai eu la chair de poule. Ce fut un moment très émouvant pour moi », a-t-il lâché, relayé par Voetbal International, des trémolos dans la voix. Une émotion à la hauteur de son soulagement, lui qui a longtemps été donné perdu pour le football de haut niveau suite à ses pépins physiques à répétition.

« Bien sûr, j’ai joué des matches amicaux, mais mon dernier match officiel remonte à près de deux ans. Je viens de renaître. En fait, je suis ressuscité des morts, pour le dire de manière juste. Je suis tellement reconnaissant de cette opportunité », a-t-il lancé avant de remercier son public. « La façon dont j’ai été reçu par le public, ce qu’ils m’ont donné aujourd’hui, vraiment, je n’ai vraiment pas de mots pour cela », a-t-il conclu. Sans se projeter, Ibrahim Afellay, qui a en outre hérité du brassard de capitaine en faisant son entrée en jeu, espère évidemment pouvoir retrouver ses sensations. Le PSV n’en demande pas moins. Van Bommel l’affirmait à l’été. « Nous sommes convaincus que nous réussirons et c’est pourquoi nous avons inclus une option dans son contrat pour le prolonger », assurait-il. Une belle éclaircie alors que l’Ajax Amsterdam, leader d’Eredivisie, compte 10 points d’avance au classement.