La presse française tire à vue sur la charnière Rami-Mexès et remercie Lloris

La presse française tire à vue sur la charnière Rami-Mexès et remercie Lloris

20/06/2012 - 09 h 30 Euro » Euro 2012 Commentaires

Réveil difficile pour Mexès et RamiRéveil difficile pour Mexès et Rami©Maxppp

Battue mais qualifiée, l'équipe de France suscite des commentaires peu élogieux dans la presse aujourd'hui. Sont ciblés plus particulièrement Adil Rami et Philippe Mexès.

Sèchement battue mais qualifiée, voilà le drôle de paradoxe de l’équipe de France. Avec 4 points et une différence de buts de 0, elle passe par une toute petite porte, la même que la Grèce, également qualifiée avec 4 points. Alors, qu’ont retenu les journaux ce matin ? La joie de redécouvrir un quart de finale ou la déception d’un match contre la Suède traversée comme des fantômes ? « Qualifiés mais humiliés », titre Le Dauphiné Libéré. « Des Bleus humiliés mais qualifiés », lance de son côté La Dépêche du Midi. Tout n’est qu’une question de sens !

Ce n’est en tout cas pas dans l’allégresse que la presse salue l’accès aux quarts de finale. « Qualifiés mais… », écrit Le Parisien. « Un gros couac avant les quarts » pour Le Progrès, qui met en avant le bon match du joueur de l’OL, Hugo Lloris, seule réelle satisfaction côté français. « Abandonné par sa défense, le gardien de l’OL a réussi plusieurs parades, retardé l’échéance, mais cela n’a pas suffi pour mettre sur les bons rails des Bleus hors sujet », peut-on lire. « Pour voir un Bleu sous la lumière, il fallait regarder le joueur le plus reculé », affirme ainsi L’Équipe au sujet de Lloris, qui récolte un 7. Franck Ribéry est lui le joueur de champ qui a le plus convaincu (6 dans La Provence, 5 dans L’Équipe).

Ce n’est pas le cas de Philippe Mexès. « Mexès a tout perdu », lance carrément L’Équipe. Outre sa participation au quart de finale, il a perdu la maîtrise qu’il avait affichée face à l’Ukraine. Adil Rami en prend également pour son grade. « Il n’a jamais vraiment respiré la sérénité et est dépassé sur le deuxième but », juge Le Parisien. Personne n’est épargné ou presque. Il faut désormais espérer une révolte pour croire à un exploit face à l’Espagne samedi prochain.

Aurélien Léger-Moëc

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