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Pays-Bas - Allemagne : les notes du match

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Après son succès face au Portugal, l'Allemagne a confirmé sa bonne tenue en venant à bout des Pays-Bas (2-1). Quasiment qualifiés pour les quarts, les hommes de Joachim Löw font plus que jamais figure de prétendant au titre final.

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Le tandem Schweinsteiger-Gomez a fait très mal aux Pays-Bas
Le tandem Schweinsteiger-Gomez a fait très mal aux Pays-Bas
©Maxppp

C’était un duel attendu qui valait cher. Battus par le Danemark lors du premier match, les Pays-Bas se devaient de réagir face aux Allemands pour espérer se qualifier pour les quarts de finale. La tâche n’était pas aisée, elle s’est avérée impossible ! Les Oranjes démarraient pourtant pied au plancher avec deux occasions de Van Persie en début de rencontre (7e, 11e). Comme face au Danemark, le buteur néerlandais ne se montrait pas assez tueur. Et face à la National Mannschaft, cela se paie toujours comptant. Après une première alerte signée Özil avec une frappe sur le poteau (9e), les hommes de Joachim Löw punissaient leurs adversaires grâce à son duo Schweinsteiger-Gomez. Le premier trouvait le second sur une superbe passe entre les deux défenseurs centraux néerlandais. Le contrôle magnifique de Gomez et son sang-froid faisaient le reste (24e). Rageant pour les Oranjes qui avaient réalisé un début de match plutôt convaincant.

Mais il manque une âme à cette équipe et le premier but allemand n’a pas eu l’effet escompté, bien au contraire. La bande à Lahm appuyait sur l’accélérateur et s’offrait des situations chaudes par Müller (32e) et Badstuber (37e). C’était sans compter sur l’inévitable Mario Gomez qui convertissait une nouvelle passe de Schweinsteiger d’une frappe croisée puissante (38e). Gomez 2, Pays-Bas 0. Le moral dans les chaussettes, les Néerlandais ne parvenaient pas à déstabiliser un bloc allemand impressionnant de calme et de maîtrise.

Et ce ne sont pas les entrées de Van der Vaart et Huntelaar dès le retour des vestiaires qui allaient changer quelque chose. Pas dans le rythme, les deux hommes n’impulsaient pas de mouvement au jeu stéréotypé hollandais, qui passe encore et toujours par Robben capable de quelques éclairs (58e, 71e) entre ses éternels mauvais choix. Les Allemands géraient sans s’affoler et avaient même des occasions d’aggraver la marque (52e, 62e, 70e). C’est finalement Van Persie qui sortait de sa boîte (73e), pour relancer le suspense. Les Pays-Bas accentuaient alors enfin leur pressing et prenaient possession de la moitié de terrain allemande. Il était déjà trop tard. Les Allemands étaient supérieurs ce soir et sont quasiment qualifiés pour les quarts de finale. Il faudra un petit miracle pour que les Néerlandais les rejoignent...

L’homme du match : Mario Gomez (8) : que dire du buteur allemand si ce n’est saluer son incroyable efficacité. Grâce à deux passes géniales de Schweini, Mario Gomez s’est offert un magnifique doublé. Impressionnant techniquement ce soir, super Mario a prouvé qu’il faisait partie des meilleurs buteurs du monde. Remplacé par Miroslav Klose (71e) qui aurait pu marquer en fin de match suite à une bourde de Sketelenburg.

Pays-Bas :

- Stekelenburg (5) : il ne peut pas grand-chose sur les deux buts allemands. Il aura eu le mérite d’éviter à son équipe de prendre une correction avec une double parade face à Hummels (52e).

- Willems (4) : un match difficile. Les Allemands sont souvent passés sur son côté à l’image de Müller. Il est dépassé sur le second but allemand. Mais il n’a jamais lâché et s’est battu jusqu’au bout.

- Mathijsen (4) : lui aussi battu sur le second but allemand, il a été pris par l’appel de Gomez sur le premier but. Il a souvent été en difficulté face à l’attaquant allemand, surtout dans le domaine aérien.

- Heitinga (4) : trop attentiste sur le premier but allemand, il a souffert comme ses coéquipiers face aux offensives adverses. Il n’a jamais affiché une grande sérénité dans ses interventions.

- Van der Wiel (5) : son apport offensif est trop limité par rapport à ce qu’il est capable de faire. Mais au moins, il s’est montré plutôt solide défensivement en contrôlant un Podolski pas inspiré.

- Van Bommel (5) : il a commencé sa rencontre avec un amour d’ouverture pour Van Persie (7e) qui aurait mérité meilleur sort. Il a abattu sa somme de travail habituelle, mais a été sacrifié par Van Marwijk à la pause pour laisser place à Van der Vaart (3). Un changement inutile au regard de la pauvre prestation du joueur des Spurs, totalement invisible. Aucun impact et aucune influence sur le jeu des siens. Une grande déception.

- De Jong (6) : à l’instar du match contre le Danemark, il n’a eu aucun impact sur le jeu néerlandais en première période. Van Bommel prend de l’espace et il a du mal à exister à ses côtés. Mais après la sortie de ce dernier, il a haussé son niveau de jeu et a enfin pu tenir son rôle de pitbull devant la défense. À noter un beau tacle dans la surface sur Özil (76e).

- Sneijder (6) : incontestablement l’élément le plus collectif. Et puis, c’est toujours un régal de le voir distribuer ses passes. Il a souvent cherché à trouver Van Persie dans les intervalles. Il a parfois réussi (11e) mais la défense allemande était bien regroupée. Il loupe une balle de but (71e) mais n’a jamais abandonné dans le combat.

- Robben (5) : comme d’habitude, beaucoup de choix individualistes avec ses éternels frappe du gauche après un crochet pour se recentrer (26e, 56e, 69e). Il a fait peu de différences face à son coéquipier au Bayern Philip Lahm. Il a toutefois offert un ballon de but à Sneijder après un superbe numéro dans la surface (71e) ou encore un centre parfait pour Van Persie (58e). Remplacé par Kuyt (83e)

- Afellay (3) : l’ailier du Barça n’a fait aucune différence sur son aile gauche. Et quand il a eu l’occasion de bien servir Van Persie, il n’a pas bien ajusté son centre. Trop timoré, il a été remplacé à la pause par Huntelaar (4), qui s’est battu mais n’a pas eu d’opportunités. Son entente avec Van Persie est inexistante...

- Van Persie (5) : certes, il marque un but (73e), qui a redonné l’espoir aux siens, mais c’était déjà trop tard. Car il avait raté celles qui auraient dû permettre aux Oranjes de prendre l’avantage en début de match. Il frappait trop mollement sur une ouverture de Van Bommel (7e) et se précipitait sur un bon ballon de Sneijder (11e). Sa frappe la plus dangereuse était la plus difficile à réaliser : une reprise du gauche sur un centre de Robben (58e). Il risque de regretter longtemps toutes les opportunités gâchées sur les deux premiers matches des Pays-Bas.

Allemagne :

Neuer (6)  : impérial tout au long de la rencontre, il a rassuré ses défenseurs par ses interventions nettes et sans bavure comme sur cette tentative de Robin Van Persie (57e). En revanche, il ne peut rien sur la frappe puissante de l’attaquant d’Arsenal.

Lahm (6,5)  : l’emblématique latéral gauche allemand a protégé son flanc de fort belle manière, n’hésitant pas à prendre efficacement son couloir pour apporter le danger devant les buts hollandais. Il a plutôt bien maitrisé un Arjen Robben loin d’être à son meilleur niveau ce soir.

Badstuber (5)  : en dedans face aux attaquants portugais, le Bavarois n’a guère plus brillé. Si le manque d’impact des attaquants Oranje l’a bien aidé à rester dans le match, le défenseur du Bayern va perdre pied quand les Néerlandais vont accélérer. A raté l’immanquable à six mètres du but d’une tête peu appuyée (37e).

Hummels (7) : le roc défensif du Borussia Dortmund a effectué une prestation solide en première période. Peu inquiété par les attaques néerlandaises, mis à part en début de match, Hummels n’a jamais tremblé et s’est même offert une superbe chevauchée qui aurait mérité un meilleur sort (52e). Un peu trop tranquille, ce dernier va se faire surprendre par un dribble de Van Persie qui va amener le premier but néerlandais, ce qui n’a pas terni un match finalement parfaitement maitrisé.

Boateng (5,5) : encore une fois le défenseur le plus faible côté allemand. Il a pris très cher en début de match devant les offensives de Van Persie et de Affelay. Du mieux par la suite, il a compensé ses carences par un sens du sacrifice impressionnant comme sur cette frappe de Sneijder sauvée à bout portant (71e).

Khedira (6)  : encore un match sérieux et appliqué de la part du milieu allemand. Précieux dans la récupération du ballon, le Madrilène a effectué une prestation discrète, mais efficace.

Schweinsteiger (8)  : toujours aussi précieux dans l’entrejeu, Schweini n’a pas failli à sa réputation et a fait jouer son expérience des grands rendez-vous et son entente avec Gomez a fait merveille. Une justesse de passe qui impose le respect et deux passes décisives, dont une passe magique pour son partenaire au Bayern sur le premier but allemand. Indispensable.

Ozil (6) : bien en jambes, il va se mettre directement dans le bain en réalisant une demi-volée sur le poteau (8e). Sur courant alternatif, il va baisser de rythme au fil du match et on cherche encore celui qui menait de main de maitre le jeu du Real Madrid la saison passée. Remplacé par Toni Kroos (80e).

Müller (5) : à l’instar de son premier match dans la compétition, Thomas Müller laisse place à un sentiment d’inachevé. Très talentueux, il n’a pas assez pesé offensivement et a délivré une copie assez fade. Seule véritable satisfaction de la soirée, sa faculté à prendre quasiment tous les ballons de la tête aux défenseurs néerlandais. Une bien maigre récompense. Remplacé par Bender (91e).

Podolski (5,5) : tout comme Muller, le futur Gunner a manqué d’impact devant le but et n’a que très rarement pu combiné avec Mario Gomez. Une fois encore ses choix n’ont pas toujours été les bons et cela a sérieusement écorné une prestation globale très moyenne.

Gomez (8) : voir ci-dessus.

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