La lucarne de Dimitri Payet, le réveil et les buts en pagaille d’Antoine Griezmann, la montée en puissance de Paul Pogba, les charnières recomposées, les multiples tactiques de Didier Deschamps : voilà ce que l’on retient du parcours de l’équipe de France depuis le début de l’Euro 2016. Et pourtant, un autre élément très important passe souvent au second plan, à savoir les prestations de Hugo Lloris. Le capitaine des Bleus réalise pour l’heure un tournoi de haute volée, avec des arrêts déterminants. Ce jeudi, contre l’Allemagne (2-0), il a lui aussi crevé l’écran.

Le portier a écœuré tour à tour Emre Can (13e), Bastian Schweinsteiger (26e), Thomas Müller (38e) ou encore Joshua Kimmich (90e +3), réalisant des arrêts de classe internationale, pendant que, dans le même temps, Manuel Neuer vacillait dans le camp d’en face. Impérial dans les airs par ailleurs, le Niçois a prouvé qu’il était de la caste des tous meilleurs. Son sélectionneur n’a pas manqué de le féliciter comme il se doit en conférence de presse d’après-match. « On a vu un grand Hugo Lloris, qui a été décisif quand il le fallait », a salué le coach français. Le n° 1 des Bleus, lui, préférait ne pas trop s’attarder sur sa prestation personnelle.

« Ce n’est pas une finalité, il reste encore un match derrière. Il y a beaucoup de joie, d’émotions, on a eu un public fantastique ce soir. Mon meilleur match en Bleu ce soir ? Ce n’est pas le moment de faire les bilans, il reste encore un des matches les plus importants de nos carrières à tous, il faudra répondre présent », a-t-il lâché, toujours tourné vers le collectif et l’objectif final, se contentant de souligner le niveau des cadres depuis le début de la compétition. « Heureusement, sinon, on ne serait pas là », a-t-il conclu. Discret mais terriblement efficace, Hugo Lloris s’impose aussi comme l’un des acteurs majeurs de cet Euro. Pourvu que ça dure.