La Ligue Europa comme bouffée d’oxygène. Après 3 matches consécutifs sans victoire en Ligue 1 (2 défaites et 1 nul) depuis la 1ere journée de Ligue Europa, le Stade Rennais se déplaçait ce jeudi à Astana au Kazakhstan pour mettre un terme à sa mauvaise série de résultats. Avec un groupe délesté de Hatem Ben Arfa et Ismaïla Sarr, soit les deux buteurs de la victoire, difficile, contre Jablonec il y a deux semaines au Roazhon Park. Sabri Lamouchi avait mis en place un 4-3-3 avec Grenier en sentinelle et avec le jeune Poha en relayeur aux côtés d’André. Malheureusement, on n’a pas vu grand-chose du Stade Rennais en première période.

Volontaire, Astana investissait le camp français pour mettre la pression, principalement par l’intermédiaire de Kabananga, véritable poison offensif. Ce dernier représentait une menace constante en s’infiltrant régulièrement dans le dos de Gelin ou Da Silva. Mais il peinait dans le dernier geste, ne concrétisant pas en occasion les quelques bons ballons reçus. Rennes, de son côté, ne parvenait pas à développer du jeu offensif. Niang était trop esseulé, Grenier et André avaient trop de déchet tandis que Léa-Siliki et Bourigeaud ne faisaient pas de différence face au pied. Il y avait toutefois un peu de mieux après la demi-heure de jeu, sans que cela débouche sur une réelle occasion dangereuse. C’est même Astana qui se procurait la meilleure action, sur un coup-franc et une tête d’Anicic, non cadrée (45+3e).

Le poteau pour Bensebaini

Au retour des vestiaires, le Stade Rennais se montrait plus pressant offensivement. Et allait s’offrir la première frappe cadrée de la rencontre, via un coup-franc excentré tiré directement par Grenier et repoussé par le portier Eric. Mais l’équipe de Sabri Lamouchi s’exposait aux contres, menés encore une fois par Kabananga, au physique impressionnant mais assez maladroit au moment de frapper. Après 5 minutes un peu folles, Astana obtenait un corner. Tomasov le bottait et Zainutdinov surgissait au premier poteau pour le propulser de la tête dans les cages de Diallo (1-0, 65e). Lamouchi s’en remettait au coaching, en sortant un décevant Léa-Siliki pour lancer Del Castillo.

Benjamin André gâchait un bon ballon au coeur de la surface en ne cadrant pas sa reprise (70e). Rennes s’employait enfin pour apporter le danger et multipliait les centres. Malheureusement, il manquait de précision dans le dernier geste. André, encore lui, après un cafouillage, était en position idéale mais tirait sur le gardien. Puis Bensebaini était touché d’une inspiration géniale avec une reprise instantanée du gauche qui atterrissait sur le poteau gauche d’Eric (86e). Malchanceux, Rennes ne parvenait donc pas à égaliser. Au contraire, c’est même Astana qui alourdissait la marque après une bonne déviation de Janga et une frappe sous la barre de Tomasov (2-0, 90+2e) Si cette défaite ne condamne pas la suite de l’aventure européenne, elle s’ajoute à la mauvaise série actuelle et n’aidera pas Lamouchi à remonter la pente, avant un match délicat face à un autre grand malade de L1 dimanche, l’AS Monaco.