Finaliste l’an passé, l’Olympique de Marseille avait bien débuté sa campagne de Ligue Europa 2018/19 face à l’Eintracht Francfort, menant 1-0 dès l’entame (Ocampos, 3e), mais s’est mis à déjouer en seconde période, concédant deux buts (défaite 1-2), dont un, fatal, à la 89e minute, à la suite d’une erreur de relance de Nemanja Radonjic. Avant ce coup de canon de Luka Jovic, compatriote du fautif, alors que les deux équipes étaient à égalité et que Jetro Williams avait laissé ses partenaires à dix, l’Olympique de Marseille avait bien essayé de reprendre l’avantage. Des faits de jeu l’en avait empêché.

A la 71e minute, le jeune défenseur central international français U19 Evan N’Dicka s’était jeté au sol pour tacler au-devant de Maxime Lopez, dont le centre avait été contré par la main complètement décollée du joueur de l’Eintracht. En face de l’action, l’arbitre de surface n’avait pas esquissé le moindre geste. Onze minutes plus tard, alors que le score n’avait pas évolué et que Florian Thauvin avait été lancé dans la surface allemande par son capitaine, Simon Falette était venu déséquilibrer l’attaquant olympien, en croisant volontairement sa course avec celle de son adversaire (82e). Là-encore, aucun mouvement du corps arbitral, sur une scène européenne qui a décidé de temporiser sur l’utilisation de la VAR (mise en place prévue lors de la saison 2020-2021 en Ligue Europa).

« Des arbitres de surface qui ne servent à rien »

Interrogé à l’issue de la rencontre perdue par ses hommes, fervent défenseur de l’arbitrage vidéo, Rudi Garcia n’a pas caché sa colère. Et c’est l’arbitrage qui était au cœur de la réaction épidermique du très sanguin coach olympien. « On peut presque ne s’en prendre qu’à nous-mêmes, parce qu’on menait 1-0 très vite. Je dis "presque" parce qu’il y a au moins deux penaltys pour nous, quand même. C’est quand même assez surprenant de voir aujourd’hui que tous les grands championnats ont l’assistance à la vidéo et qu’on arrive en Coupe d’Europe, qu’on soit en Ligue des champions ou en Ligue Europa, et qu’on continue avec ces arbitres de surface qui ne servent à rien. On l’a vu ce soir, » a-t-il lâché au micro de RMC Sport, visiblement remonté.

Après cette sortie remarquée et qui devrait faire couler beaucoup d’encre, l’entraîneur du deuxième de Ligue 1 n’a pas non plus cherché à se cacher derrière les décisions arbitrales, pointant du doigt la défaillance de ses hommes au pire des moments, déjà focalisé sur l’après. « C’est comme ça, mais mais ce n’est pas ce qui nous fait perdre ce soir. Parce que quand on ne sait pas gagner, il faut au moins savoir ne pas perdre. On perd un ballon préjudiciable alors qu’on est à onze contre dix. Et du coup, il va falloir vite s’employer pour gagner des matches. Le prochain, à Limassol. Et puis il faudra certainement aussi gagner des matches à l’extérieur pour pouvoir se qualifier, à cause de cette défaite, » a ensuite ajouté le coach olympien, visiblement marqué par la transversale suicidaire de Nemanja Radonjic, qui coûte ce soir une défaite à son équipe.