Difficile pour les supporters et joueurs olympiens de ne pas s’emballer après la demi-finale aller de Ligue Europa gagnée contre le RB Salzbourg (2-0). Tout s’est déroulé merveilleusement bien, du scénario aux décisions arbitrales en passant par l’ambiance encore électrique de l’Orange Vélodrome. Thauvin a marqué dans un grand match, Bouna Sarr s’est illustré au point d’être réclamé en équipe de France et… Dimitri Payet a encore brillé. Et ça, finalement, c’est le moins surprenant tant le capitaine de l’OM traverse une belle période.

Auteur de deux passes décisives, pour Thauvin puis N’Jie, le numéro 10 a étalé sa classe durant toute la rencontre. En grande forme physique, il semble capable de tout. Et l’expérience le pousse à ne pas s’enflammer, mettant les autres en lumière à l’image de ses déclarations en zone mixte. « J’arrive à être décisif, c’est très bien, après, on l’a dit, que ce soit moi ou un autre, c’est pareil, l’essentiel, c’est de gagner. On retiendra que c’est encore un entrant qui met ce second but, preuve que tout le monde est important dans ce collectif ».

Le Mondial 2018 en ligne de mire

Avec 20 passes décisives et 9 buts toutes compétitions confondues, Dimitri Payet affiche un rendement remarquable, qu’il a su booster depuis sa non-sélection avec l’équipe de France en mars dernier. Et le milieu offensif de 31 ans n’est jamais aussi fort que lorsqu’il a quelque chose à prouver. Toutefois, il assure ne pas faire de fixette sur le fait d’être décisif avec l’OM. « A certains moments, ce n’était pas moi, ou moins, demain, ce sera un autre. Seul le résultat compte, peu importe qui est décisif. »

Dans l’esprit de Didier Deschamps, on peut cependant penser que cela aura de l’importance, en vue d’une sélection pour le Mondial russe. Payet avait raté la Coupe du Monde 2014 au Brésil, et il se verrait bien disputer l’édition suivante. Il fait tout pour et aujourd’hui, au regard de son apport dans le jeu de son équipe, cela apparaîtrait presque comme une injustice de ne pas le voir en juin prochain. Il lui reste encore une poignée de matches pour achever de convaincre Didier Deschamps.