Nouvel entraîneur de l’AS Monaco, Thierry Henry s’est mis au travail dès hier après-midi en dirigeant sa première séance d’entraînement. En Principauté, il aura la lourde tâche de relancer le club, 18e de Ligue 1. Une mission difficile à laquelle Manuel Amoros, ancien défenseur monégasque, a émis quelques réserves concernant l’ancien attaquant d’Arsenal. Il le juge en effet pas assez expérimenté dans le journal L’Équipe.

« Il n’est pas sûr non plus qu’en débarquant comme ça, il puisse aider Monaco. Attention à ce qu’il ne se trompe pas. Les louanges se retourneraient alors contre lui. Monaco est 18e de L1, mal engagé en Ligue des champions (deux défaites) et en manque de confiance. J’aurais pris un homme plus expérimenté », a-t-il déclaré, avant de faire référence à sa fin houleuse en équipe de France. « Il ne faut pas oublier qu’il se trouvait dans le bus à Knysna, en 2010. Ça a fait mal au cœur de voir qu’un joueur aussi important n’a pas bougé une oreille pour calmer la situation et redresser la barre. Ce fut décevant de sa part. L’État français et le président Sarkozy auraient dû prendre des sanctions et les exclure définitivement de l’équipe de France. Son retour n’a donc rien à voir avec celui de Vieira qui, lui, avait déjà entraîné ailleurs. Je n’ai rien contre Henry, mais on ne peut pas s’inventer entraîneur du jour au lendemain. » Il a tout de même tenu à nuancer ses propos : « d’autres champions du monde, Didier Deschamps à Monaco (en 2001), Laurent Blanc à Bordeaux (2007), sont parvenus à lancer leur carrière d’entraîneur en revenant en France. Henry peut y arriver à son tour. »