Initialement prévue au Cameroun, la CAN 2019 se déroulera finalement en Égypte (du 21 juin au 19 juillet), après que la CAF a décidé d’en retirer l’organisation au Cameroun le 30 novembre dernier. Et d’après l’article 92.3 du règlement de la CAF : « Si une association qui a obtenu l’organisation du tournoi final de la Coupe d’Afrique des Nations se désiste ou se fait retirer l’organisation moins d’un an avant la date du tournoi final, il lui sera infligé, outre les sanctions disciplinaires, une amende de cinq cent mille (500 000) dollars US et une suspension à la prochaine édition de la CAN de son équipe nationale A, sans tenir compte de l’édition concernée. » Une dernière phrase qui laisse planer le doute quant à sa signification, ne disant pas explicitement si elle pourrait empêcher le Cameroun de participer à la CAN 2019.

Quoi qu’il en soit, en se basant sur ce point du règlement, la Fédération comorienne de football (FFC) a saisi le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) pour demander l’exclusion du Cameroun de la CAN 2019, comme l’a indiqué Ben Amir Saadi, le manager général de l’équipe nationale des Comores, sur Twitter. Les « Cœlacanthes » ont eu recours à la justice car ils doivent affronter le Cameroun le 22 mars prochain à l’occasion des éliminatoires de la CAN, les deux équipes étant toutes les deux dans le groupe B. Si le Cameroun venait à ne pas être exclu, il faudra que les Comores gagnent cette rencontre pour se qualifier pour la CAN, alors qu’un match nul suffit aux Lions indomptables pour accéder au tournoi.