Longuement interrogé ce mardi dans les colonnes de La Provence, le directeur du centre de formation de l’Olympique de Marseille Jean-Luc Cassini a dressé le bilan du travail en la matière depuis l’intronisation d’Andoni Zubizarreta au poste de directeur sportif par le président Jacques-Henri Eyraud. « On sait très bien qu’on ne va pas rattraper notre retard en 2-3 ans, mais petit à petit, on progresse. (...) On est en train de programmer quelque chose de nouveau qui pourra porter ses fruits dans le futur. On a deux ou trois réunions hebdomadaires pour faire un point. (...) Il est très pragmatique, il ne veut pas mettre de la poudre aux yeux des parents des joueurs. Il vient nous voir jouer et sa sérénité est très importante. C’est un lien essentiel entre le président et le centre de formation. On ne chôme pas », a-t-il expliqué.

L’objectif est clair. « On a envie de s’approprier les meilleurs joueurs du coin pour éviter qu’ils ne partent à Nice, Montpellier, Lyon ou ailleurs. On a les moyens de les avoir, dorénavant, grâce à la qualité des entraînements et des études. On est sur la bonne voie, vraiment. Quant au projet sportif, il suffit de voir les Bouba, les Lopez, et tout ce qui va arriver derrière... On travaille avec certaines générations depuis quelques années et je pense qu’on a fait du bon boulot », a-t-il exposé, évoquant les performances de la réserve olympienne. « On travaille sur le développement des joueurs, on arrive à se projeter avec certains d’entre eux, qui ont du talent. La réserve est en National 2, on peut descendre, le président et Andoni le savent. On a une des équipes les plus jeunes de France, mais on prend ce risque. Ce qu’on veut, c’est faire jouer nos jeunes ».