L’été n’a pas été tranquille pour Valentin Rongier (24 ans). En effet, les discussions entre le FC Nantes, son ancien club, et l’Olympique de Marseille en ont vu de toutes les couleurs. D’abord en bonne voie, puis proche de se terminer alors que le mercato se fermait, obligeant d’abord le joueur à rejoindre l’aéroport pour retourner avec les Canaris, puis l’OM à le recruter en tant que joker. Un moment que le milieu de terrain n’a pas vraiment bien vécu, notamment à cause d’un Waldemar Kita très difficile en affaire sur ce coup. L’actuel numéro 21 phocéen est revenu sur ses retrouvailles avec le président nantais lors de Nantes-Nice, début octobre, et sur ce qu’il a ressenti lors des mois d’août et plus particulièrement début septembre dans une interview pour l’Equipe.

« On n’a pas vraiment discuté. Il n’a pas trop osé. Je l’ai senti un peu distant, pas qu’il m’en voulait, il n’a pas eu une poignée de main agressive ou négative. Il m’a dit : “Ça va très bien, on ne fait que de gagner.” Cela s’est arrêté là. Je ne suis pas rancunier, si je le revois, on va se serrer la main, car on est deux adultes responsables [...] En faisant ça avec l’OM, en allant au clash, il me le faisait à moi indirectement. Si le transfert ne se fait pas, c’est moi qui dois retourner à Nantes, me remettre mentalement dedans et me dire : “Tu étais capitaine de cette équipe, tu reviens dans le groupe, alors comment tu agis…”J’ai réfléchi à tout ça, j’allais devoir payer les pots cassés. Cet épisode m’a fait grandir. J’ai vécu ça avec mon père, j’étais très content qu’il soit avec moi, on s’est serré les coudes » a-t-il confié.