Frontalier avec la Belgique, Lille dispose de contacts privilégiés du côté du Plat pays. Du coup, les Dogues sont devenus actionnaires majoritaires du Royal Mouscron-Peruwelz. Une spécificité qui permet aux champions de France 2011 de placer quelques jeunes espoirs prometteurs au sein de cette formation. Un cadre dont a profité Abdoulaye Diaby. Recruté par la bande à Michel Seydoux en 2013 en provenance de Sedan, l’attaquant restait sur un exercice convaincant dans les Ardennes (26 matches de Ligue 2, 7 buts).

Des statistiques qui lui ont donc permis de signer pour trois ans en faveur de Lille, et d’être prêté dans la foulée au RMP : « Le projet LOSC/RMP m’a tout de suite plu. Ici à Mouscron, on trouve un encadrement très pro et de belles infrastructures. Le groupe est super. On voit qu’il y règne une bonne ambiance et c’est très important », déclarait-il d’ailleurs à son arrivée en Jupiler League. La saison dernière a donc été celle de l’apprentissage pour le natif de Nanterre, auteur de trois réalisations. Des premiers pas encourageants, pour l’explosion aujourd’hui.

En effet, avec 7 buts en 9 matches de championnat, Diaby s’est imposé comme un titulaire à part entière au sein de son club et, surtout, comme l’un des canonniers les plus prolifiques du pays (deuxième meilleur buteur de Jupiler League derrière Frédéric Bounongbe et ses 9 buts pour Westerlo). Des chiffres bluffants, qui ont convaincu le sélectionneur malien Henri Kasperczak de le convoquer pour la première fois pour une double confrontation avec l’Éthiopie dans le cadre des éliminatoires à la CAN 2015. À 23 ans, Diaby prend son envol, pour le plus grand bonheur des Aigles maliens... Et de Lille qui, s’apprêtant à perdre Divock Origi (Liverpool) au terme de la présente saison, a peut-être trouvé son successeur.