Les supporters en France, notamment de Lens et de l’Olympique de Marseille se souviennent de Vedran Runje et plutôt en bien a priori. En effet, le portier international croate a porté les couleurs marseillaises entre 2001 et 2004 puis celles de Lens entre 2007 et 2011. Mais depuis, le gardien de but aux sorties kamikazes a un peu disparu des radars. Aujourd’hui, il est gardien des entraîneurs d’Anvers et dans La Dernière Heure de l’édition de Charleroi, il s’est confié.

« Pas trop, non, c’est sans doute parce que j’ai les cheveux plus courts et que j’ai pris quelques kilos (rires). Mais Anvers est vraiment une ville dynamique, qui bouge. Elle mérite d’avoir un grand club surtout avec le potentiel public qui s’y trouve. Je dis toujours qu’on reconnaît un grand club à la ferveur de ses fans. Après 13 saisons en D2, ils n’ont pas abandonné le club. Cela prouve qu’il y a une passion énorme et il faut la respecter », a déclaré l’ancien portier de l’Olympique de Marseille lorsqu’on lui demandait s’il était reconnu dans la rue.

« Les playoffs, au fait, je n’y comprends absolument rien ! »

Dans la foulée, le journal belge lui a demandé ce dont il se souvenait de la ville d’Anvers, lui qui a joué au Standard entre 1998 et 2001. « Je me rappelle du seul match que j’ai joué ici avec le Standard. Je pense qu’on l’avait emporté 1-2 sur deux buts de Mika Goossens. Déjà à l’époque, on se demandait comment ce club n’arrivait pas à remonter la pente. J’ai maintenant découvert le nouvel Antwerp,celui où il y a beaucoup de choses à faire. Cela me rappelle mes débuts au Standard, quand je suis arrivé dans un club en mutation. Les similitudes sont nombreuses : changement au niveau du management, un stade en construction, un nouveau staff. Je me souviens aussi qu’on s’entraînait à droite et à gauche. Cela me rappelle donc des souvenirs »,a poursuivi le Croate.

Aujourd’hui en Jupiler Pro League après avoir remporté les playoffs la saison dernière en deuxième division, il ne faut pas brusquer le club selon Runje. « Il ne faut pas trop se projeter. Ne nous enflammons pas. Chaque match a sa vérité. Les playoffs, au fait, je n’y comprends absolument rien ! Je sais que les six premiers jouent pour le titre, les autres, je n’en sais rien… Mais la plus mauvaise chose qui puisse nous arriver, c’est qu’on se mette à rêver. Les joueurs n’ont pas la grosse tête et ils savent par où ils sont passés pour en arriver là. On n’a rien sans rien », a-t-il ainsi conclu. Une bien belle reconversion donc pour un joueur qui avoue lui-même que la Belgique lui a donné un début de carrière.