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Le PSG a-t-il les moyens de ses ambitions ?

14/08/2008 - 13 h 54 -

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Avec les arrivées de Claude Makelele, Stéphane Sessegnon, et Ludovic Giuly, le Paris Saint-Germain a déjà réalisé de jolis coups sur le marché des transferts, mais reste à la recherche d’un attaquant et un défenseur central pour boucler son recrutement.

Devant les difficultés éprouvées par le club de la capitale à parvenir à ses fins, il est logique de se poser la question de savoir quel en est le point d’achoppement ?

Avec les recrues estivales déjà enregistrées et notamment au sujet de Stéphane Sessegnon qui croulait sous les sollicitations, Charles Villeneuve le nouveau boss a redoré le blason du club qui n’arrivait plus à convaincre les grands joueurs de s’engager.

Mais, au regard des échecs Jimmy Briand, Marko Basa, Mateja Kezman (en suspens), on se demande comment le président du club de la capitale envisage de conclure par exemple l’arrivée d’un joueur comme Anelka dont il rêve. Il est question ici de moyens financiers. Entre l’enveloppe annoncée au départ concernant le mercato, et les difficultés de Paris à boucler son recrutement, il y a comme un mystère qui plane.



Des arrivées compensées par les ventes

« Si on regarde l’état des finances, c’est la première fois que le PSG n’achète qu’avec ce qu’il a vendu. On est même en léger solde positif, de 500 000 € environ. Il faut savoir que depuis plusieurs saisons, le club est en déficit. Je n’ai pas envie d’être le président de l’accroissement du déficit. Je gère avec l’enveloppe à ma disposition, le fruit des transferts. C’est dire à quel point on doit aussi se montrer attentifs aux liens entre le centre de formation, la cellule de recrutement et le staff technique. On a quand même un sacré centre de formation. »

Charles Villeneuve a raison de le souligner, car jusqu’à présent le PSG n’a quasiment pas mis la main à la poche. Les ventes de Diané (Al Rayyan), Digard (Middlesbrough), N’Gog (Liverpool) a ont rapporté 14 M€, finançant les arrivées de Sessegnon, Giuly, et Makelele (13,5 M€ environ).

Il est inutile d’ajouter que la gestion du mercato est une réussite pour le PSG, surtout en considérant que l’enveloppe prévue pour les transferts n’a pas encore servi et qu’elle devait permettre à Charles Villeneuve de réaliser les objectifs fixés à son arrivée « J’espère pouvoir tabler sur une enveloppe de 30 millions €. Moyennant quelques départs de joueurs, je voudrai embaucher un grand gardien, un à deux grands attaquants, ainsi qu’un libero et, si j’en ai les moyens, un bon milieu de terrain. ».



Paris a-t-il les moyens de conclure ?

Entre les déclarations du mois de mai du président et la liberté que devait lui octroyer l’état des caisses de son club, 15 millions se sont envolés. C’est avec cette somme revue à la baisse que Paris devait finalement boucler son recrutement, en sachant que l’hypothèse de l’arrivée du grand gardien de but est momentanément écartée. Faute de moyens ?

Priorité du recrutement du vainqueur de la Coupe de la Ligue, le transfert de l’attaquant Rennais Jimmy Briand (22 ans) n’a pas finalement été conclu. Selon Charles Villeneuve, seule la disparité entre l’offre et la demande expliquerait cet échec « J’essaie de recruter un attaquant dont le profil a été défini par Paul. Il voulait Jimmy Briand ? C’est simple : je ne peux pas acheter Jimmy Briand. Je me suis déplacé pour aller voir François Pinault (l’actionnaire majoritaire du Stade Rennais), que j’apprécie. Il est et il en a les moyens – campé sur ses positions : c’est 10 M€ ! Moi, je ne donne pas 10 M€ pour Jimmy Briand. Ce n’est pas le prix du marché. On est tout de même monté jusqu’à 9 M€.  »

Ça, c’est une partie de la vérité. Celle que l’on ignore est que la direction rennaise s’est montrée un temps conciliante en s’ouvrant à la perspective d’un transfert.

Sauf que, selon France Football l’offre du club de la capitale portait sur un crédit de trente-six mois, proposition bien sûr balayée par le Stade Rennais.

Cette démarche prouve que le Paris Saint-Germain ne possède plus de liquidités pour conclure un transfert. L’arrivée de l’attaquant de Fenerbahçe Mateja Kezman est mal engagée. Mais si elle venait à se conclure, elle prendrait la forme d’un prêt avec option d’achat. En ce moment, on ne parle même plus de l’arrivée d’un défenseur central, et pourtant Paris en a besoin. Le talent du jeune Sakho n’est pas remis en cause, mais son erreur de placement sur le but encaissé à Monaco lors de la première journée prouve que l’arrivée d’un joueur d’expérience est plus que nécessaire.

Les noms ronflants évoqués jusque-là (Anelka, Nesta...) doivent pour le moment être considérés comme des fantasmes. La réalité est que l’actionnaire principal du club a décidé de ne plus sortir de l’argent après les investissements consentis ces dernières années et que les mauvais résultats sportifs enregistrés n’ont pas permis de capitaliser.

C’est peut-être la raison pour laquelle Paris éprouve des difficultés à boucler son mercato, sinon comment l’expliquer autrement ?

Si la mission de Charles Villeneuve est de redonner de la personnalité au club parisien, cela passe également par la recherche de nouveaux investisseurs qui eux-mêmes ne s’engageront dans ce pari que si les premiers résultats de l’équipe sont rassurants. Le nouveau président veut bien faire, mais sa liberté d’action reste liée à la conjoncture économique, et à la conjecture des évènements. Mais çà, on ne peut pas le dire haut !