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Le tour de france du mercato : Marseille

01/08/2008 - 16 h 15 -

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Sauvé des eaux à l’automne pour finalement se qualifier au printemps afin de disputer le tour préliminaire de la ligue des champions, l’OM doit une fière chandelle à son nouveau « sorcier » belge, Érik Gerets. À croire qu’être originaire du plat pays est la condition pour réussir sur la Canebière.

Cependant, le navire olympien aspire à voguer dans des eaux plus tranquilles à l’orée de cette nouvelle saison. C’est certainement pour éviter des avanies du type Carquefou (élimination sans gloire en 8e de finale de la coupe de France) ou la gifle du Zenit Saint-Pétersbourg (élimination en 8e de l’UEFA après avoir mené 3-0 au crépuscule du match aller avant qu’Arshavin fasse parler la poudre…) que l’OM a fait un recrutement en conséquence.



En finir avec les carences défensives

Vitorino Hilton ( Lens) et Erbate El Amin (Raja Casablanca) auront la lourde tâche d’éradiquer le point noir de l’exercice 2007/2008, le nombre de buts encaissés ( 45) beaucoup trop élevé au goût de l’état major Marseillais. D’autre part, les solutions Givet, Rodriguez, Zubar et Faty se sont révélées tellement infructueuses qu’Érik Gerets a placé Lorik Cana milieu de terrain à l’accoutumée en défense centrale.

Durant l’intersaison, Jacques Faty a préféré rejoindre Sochaux pour gagner du temps de jeu. L’axe défensif sécurisé, les Marseillais espèrent trouver une doublure à Laurent Bonnart à droite et anticiper l’éventuel départ de Taiwo, très sollicité sur le marché des transferts. La perte du Nigérian serait traumatisante pour les Olympiens, tant le Super Eagle fut décisif durant la seconde moitié de saison.

Fort heureusement, le Marocain Erbate pourra se muer en arrière gauche le cas échéant. En revanche, l’entraîneur olympien ne semble pas compter sur des joueurs de retour de prêt comme Civelli ou César qui devront vraisemblablement trouver fortune ailleurs. À l’image du portier remplaçant, Cédric Carasso, barré par Steve Mandanda nouvelle icône du stade Vélodrome, parti trouver refuge à Toulouse.



Ben Arfa le magicien, Koné le subtil ivoirien

Une défense solide, un milieu compact avec des éléments déterminants tels que Benoît Cheyrou, Modeste M’ Bami et l’inamovible Lorik Cana ont rassuré les dirigeants phocéens. Ne restait plus qu’à axer le recrutement dans le secteur offensif en dépit du départ mouvementé de Samir Nasri du côté d’Arsenal pour 16 M€. Pape Diouf, le président du club, savait pertinemment que pour transcender son public il lui fallait des stars et des joueurs capables de faire chavirer le Vélodrome dans l’extase.

En déboursant 12 M€ pour arracher Hatem Ben Arfa des griffes lyonnaises de Jean Michel Aulas, l’OM a frappé fort, très fort. Le potentiel invraisemblable de l’ex-pensionnaire de Gerland va pouvoir éclater au grand jour. Surtout si Érik Gerets (très impressionné par la qualité technique du joueur) le met dans les bonnes conditions et si l’élégant gaucher apporte sa pierre à l’édifice en participant aux tâches défensives et ne s’évertuant pas à dribbler incessamment au point d’oublier ses partenaires. Ben Arfa aura également à cœur de prouver qu’en ne l’emmenant pas à l’Euro, Raymond Domenech s’est trompé.

Une défense consolidée en guise d’entrée, un Gone en plat de résistance et un Aiglon en dessert. Après divers atermoiements, Baky Koné a enfin rejoint le club olympien. Le bras de fer aura duré un mois, car la prise de Maurice Cohen pressait fortement celle d’un Pape Diouf qui finit tout de même par remporter son duel agrémenté d’un chèque de 9 M€.

Les Marseillais s’offrent ainsi un joueur capable d’inscrire 14 buts en ligue 1, d’éliminer son vis-à-vis grâce à une technique sûre et une vivacité hors norme tout en participant activement à l’élaboration du jeu. Mandanda dans les buts, Hilton en premier relanceur, Cana en aboyeur, Cheyrou en éclaireur, Ben Arfa en meneur, Valbuena en perforateur sans oublier Niang, Cissé et Koné en buteur, l’OM a vraiment de quoi faire peur. Assez pour mettre un terme à quinze années sans remporter le moindre titre ?