2016, année de la révélation pour Yvan Neyou, membre de la génération 1997 passée par l’INF Clairefontaine aux côtés d’Amine Harit (Schalke 04), Marcus Thuram (Guingamp) ou Christopher Nkunku (Paris SG). Après ses débuts prometteurs en National 1 sous le maillot de Sedan à 19 ans, le milieu tape dans l’œil de plusieurs écuries plus huppées, telles que Lille et Strasbourg. « À l’époque, il y avait beaucoup de sollicitations en France et en Belgique. Le Standard de Liège me voulait par exemple. Moi, je voulais prendre mon temps. C’est pour ça que j’ai été à Laval (à l’hiver 2017), parce que je savais que c’était un club qui faisait confiance aux joueurs qui signaient chez eux. L’idée, c’était de découvrir la Ligue 2, de jouer et d’après aller plus haut. Je ne voulais pas brûler les étapes. Je suis un joueur qui a besoin de temps, de s’adapter, de jouer », s’est rappelé le Franco-Camerounais pour Foot Mercato avant de poursuivre.

« Je n’avais pas envie d’aller dans un club de L1 pour me faire prêter partout. À Laval, je devais découvrir la Ligue 2, malheureusement, on est descendu en National 1 », a-t-il indiqué, sans aucun regret. « Je ne suis pas déçu, pas du tout. Chacun son heure, chacun son temps. Je suis même content, ça m’a permis de voir des choses et d’anticiper beaucoup de choses et ça me permet mieux appréhender certains événements. J’ai vécu des trucs durs, des épreuves. Les choses comme ça, ça forge », nous a-t-il expliqué le milieu de terrain de 22 ans qui officie aujourd’hui du côté du Sporting Clube de Braga, avec l’équipe B. Un choix de carrière à l’étranger voulu et assumé.

Patience et montée en puissance à Braga

« Il y a eu un contact avec Braga, ils ont apprécié mon profil, depuis longtemps. On a vu qu’il était mieux de tenter une expérience à l’étranger. En France, c’était souvent le même discours. On me disait que j’étais un bon joueur, mais que j’étais trop souvent blessé, que je ne jouais pas assez. Alors que je fais toujours ma vingtaine de matches par saison... », a-t-il expliqué, heureux de son aventure au Portugal après des débuts mitigés. « Ça se passe bien après des débuts compliqués. Il a fallu découvrir une nouvelle langue, un nouveau style de football. Ils se basent sur d’autres critères pour juger un joueur ici. Cela a été un peu difficile pour moi, mais là, ça va beaucoup mieux. Depuis un moment, ça se passe bien (6 titularisations en Ligue 2 portugaise depuis le 31 mars) », a-t-il savouré avant de poursuivre.

« Je joue régulièrement, 90 minutes par match. Ça ne pouvait pas se passer mieux. Je joue milieu défensif, n° 6. Ils m’ont mis là où je suis le plus à l’aise, ça se passe bien. Je me sens super bien, je suis à l’aise, je suis intégré. C’est super bien », a expliqué. Sous contrat jusqu’en juin 2020, il attend patiemment la fin de la saison pour voir quels sont les plans des Arsenalistas, 4es de Liga NOS en équipe première, à son sujet. « Je travaille pour le club, je suis à 100% avec eux », a assuré, sans pression, celui qui préfère travailler sans agent attitré. « Je n’ai pas d’agent. C’est un choix de ma part. Je laisse faire, si ça vient, ça vient. Sinon tant pis. Vraiment, je suis no stress », a-t-il conclu. Yvan Neyou n’est pas pressé. Tout vient à point à qui sait attendre.

10% sur tout Foot.fr avec le code FM10