OL : Aulas met en garde le FC Porto et sa politique de transferts

OL : Aulas met en garde le FC Porto et sa politique de transferts

17/11/2011 - 15 h 32 Autres championnats » Liga Sagres Commentaires

Aulas joue les donneurs de leçon à PortoAulas joue les donneurs de leçon à Porto©Maxppp

Sans doute lassé de devoir payer au minimum entre 15 M€ et 20 M€ un joueur évoluant chez l'un des ténors du championnat lusitanien, Jean-Michel Aulas a profité d'un déplacement au Portugal pour les prévenir que le fair-play financier, qui sera mis en place en 2013/2014, va tout changer.

Quand on parle mercato et des ténors portugais (FC Porto, Benfica surtout), les louanges pleuvent. Pour preuve, L’Équipe Magazine consacrait samedi dernier un article sur « le système Porto ». Réputées pour aller dénicher de jeunes talents (souvent sud-américains) pour les revendre à des prix exorbitants, les écuries lusitaniennes ont l’étiquette de féroces négociateurs sur le marché. Présent au Portugal pour assister au congrès Football Talks qui s’est tenu à Cascais, le président de l’Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas, n’a cependant pas hésité à mettre en garde ses homologues portugais, et tout particulièrement le patron des Portistas, Pinto da Costa, à qui il annonce une période de vaches maigres.

« Pinto da Costa est un irréductible négociateur, mais il devra faire face à une époque d’incertitudes. Il aime faire des transactions de joueurs, mais aussi d’entraîneurs, ce qu’il a réussi à faire avec des gens (Mourinho, Villas-Boas) qui sont partis dans les meilleurs clubs d’Europe. Mais à l’avenir, ce sera plus difficile pour lui, car le fair-play financier va pénaliser les clubs les plus irréductibles dans les négociations. S’il y a plus d’acheteurs, il y aura plus de vendeurs, mais s’il y a plus de vendeurs comme Porto, ce sera extrêmement difficile de vendre (des joueurs) dans le futur. »

Un tel reproche peut toutefois paraître mesquin. Premièrement, la capacité de la formation portugaise à investir parfois de grosses sommes dans des talents inconnus (chose que les clubs français plutôt frileux font rarement) pour les revendre au prix fort est louable. Enfin, si des clubs sont prêts à payer 30 M€ ou 40 M€ des joueurs dont la valeur marchande n’est pas aussi élevée, pourquoi blâmer Porto ? Néanmoins, l’avertissement de JMA n’est pas à prendre à la légère.

Instauré par Michel Platini, le fair-play financier a comme devise : « Les clubs ne devront pas dépenser plus que ce qu’ils gagnent. » Et c’est là que les choses pourraient en effet se compliquer pour Porto. Si des écuries telles que Manchester City, Chelsea ou le Real Madrid auront toujours les moyens de payer une fortune des joueurs, un club comme l’Atlético Madrid ne pourra sans doute pas s’offrir un autre Falcao à 40 M€. Dès lors, si la majeure partie des équipes ne peut plus sortir de telles sommes, les Dragões risquent de devoir revoir leur grille de prix à la baisse.

Matthieu Margueritte

Jusqu'à 100€ offert sur vos paris avec PMU.fr

Commentaires

Rechercher