« C’est normal que les gens pensent ce qu’ils veulent mais moi je sais très bien ce que je dois faire de mon côté. J’ai commencé à jouer à l’Atlético de Madrid et les gens qui savent d’où je viens connaissent mon histoire et ce que tout ça signifie pour moi. Le passé c’est le passé, on ne peut pas le changer ». Tels étaient les mots d’Alvaro Morata lors de son arrivée à Madrid ce dimanche matin, pour passer sa visite médicale à l’Atlético de Madrid, son nouveau club.

L’attaquant qui était passé par l’académie rojiblanca pendant ses jeunes années a là une occasion idéale de se refaire la cerise après un passage compliqué à Chelsea. Il s’agit d’un prêt de 18 mois avec une option d’achat. Mais son arrivée ne fait pas l’unanimité chez les Colchoneros. Lors de la rencontre remportée par les hommes de Diego Simeone hier, face à Getafe (2-0), le Frente Atlético, groupe de supporters situé dans la tribune sud du stade, ont entamé des chants contre Morata, parlant de lui comme un vikingo (viking, surnom donné aux Merengues par les Colchoneros) et réclamant plus de temps de jeu pour des jeunes comme Borja Garcés.

Diego Simeone a pris position

Des chants qui ont cependant été sifflés par beaucoup de supporters dans le stade, prêts à oublier le passé madridista du joueur et conscients de ce qu’il peut apporter à l’équipe. Avec un Diego Costa souvent blessé, un Kalinic qui ne convainc pas et un Angel Correa tout de même meilleur sur un côté. Une vraie division existe au sein des supporters donc, et on a même vu Diego Simeone demander au Frente Atlético de cesser ces chants contre Morata. « Il faut toujours respecter l’opinion des gens, chacun peut penser ce qu’il souhaite. Moi je cherche des joueurs qui puissent apporter au club et à l’équipe », a confié l’entraîneur argentin en conférence de presse après le match.

Par la suite, des joueurs comme Saúl Ñíguez et José Maria Giménez sont aussi montés au créneau pour défendre leur futur coéquipier, que le premier a notamment fréquenté en sélection espagnole. S’il pourra compter sur le soutien de ses partenaires et d’une partie du public, Alvaro Morata devra donc redoubler d’efforts pour se mettre tout le Wanda Metropolitano dans la poche dès ses premières apparitions sous la tunique rouge et blanche...