S’il est bien un club qui s’est hissé au plus haut niveau depuis quelques années, c’est bien l’Atlético Madrid. Depuis l’arrivée de Diego Simeone à la tête des Colchoneros en 2011, la formation de la capitale espagnole est revenue sur le devant de la scène dans un premier temps nationale, puis européenne. En effet, depuis que l’Argentin s’est posé sur le banc, les Matelassiers ont fait deux finales de Ligues des Champions (2014 et 2016), ont été champions d’Espagne (2014), ont fini troisièmes (2013, 2015 et 2016) et ont remporté la Coupe d’Espagne (2013) et la Ligue Europa (2012).

Mais alors qu’a donc amené Cholo ? « De toutes les vertus de l’entraîneur Simeone, qui sont nombreuses, la chose la plus difficile est qu’il parvienne à maintenir l’intensité et l’attention des joueurs pendant des années, qu’ils jouent ou non. Il y a un footballeur énervé parce qu’il ne joue pas et il le met soudainement dans le onze de départ et le joueur répond et meurt pour lui. C’est Simeone. Un leader. Mais, attention, tout n’est pas que du caractère : il étudie très bien les rivaux. Il gagne des matches. Un coach très complet qui va encore s’améliorer », a expliqué le défenseur de l’Atléti Filipe Luis dans une longue et passionnante interview accordée à El Mundo.

« C’était jusqu’à ce que le Cholo arrive et change tout »

Pourtant, avant Simeone, l’Atlético a gagné en 2010 aussi la C3 avec à sa tête Quique Sanchez Flores. Mais ça ne fonctionnait. « Pour comprendre ce qui se passait, vous devez vous remettre dans le contexte. Quand je suis arrivé à l’Atleti en 2010, ce qui a été vécu a été un désastre. L’équipe n’a pas eu de stabilité, Quique Flores a essayé de faire des miracles avec un vestiaire très compliqué dans lequel il y avait des joueurs qui ne se passaient pas le ballon. Et donc c’était jusqu’à ce que le Cholo arrive et change tout », a avancé le latéral brésilien.

« Mais même dans ces premières années avec lui, il y avait toujours dans le vestiaire l’emballement que cela allait se terminer et tout allait redevenir comme avant. Ne pas se qualifier en Europa League, être neuvième en Liga, tomber en Coupe contre une équipe de Seconda B ... Et cela génère une atmosphère rare dans le vestiaire. Vous entendez que quelqu’un veut partir, qu’un autre veut gagner plus, que celui-là a déjà un précontrat avec un autre club. Et vous commencez à penser que si tout devait se terminer... Il vaut mieux profiter du moment présent. Heureusement, ces jours sont définitivement derrière nous et maintenant, au lieu de partir, tout le monde veut venir », a ainsi conclu Colchonero. Reste maintenant à savoir si cette année (qui pourrait être la dernière de Simeone à Madrid) sera la bonne pour la Ligue des Champions.