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Entretien avec... Aly Cissokho : « Impatient à l’idée de jouer face au PSG »

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Après avoir porté le maillot de l'OL durant trois saisons, Aly Cissokho a quitté la capitale des Gaules cet été, pour prendre la direction de Valence, un club espagnol qui va d'ailleurs affronter dans quelques jours le Paris Saint-Germain en Ligue des Champions. Pour Foot Mercato, le latéral gauche revient sur ses premiers mois à Mestalla, cette confrontation contre le PSG, et évoque la saison des Gones.

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Aly Cissokho se confie pour FM
Aly Cissokho se confie pour FM
©Maxppp

Foot Mercato : Quel bilan faîtes-vous de votre première partie de saison avec Valence ?

Aly Cissokho : C’est un bilan positif. J’ai joué beaucoup de matches, je me suis adapté petit à petit au football espagnol. Je me sens de mieux en mieux, j’espère continuer comme ça.

FM : Quelles sont les grandes différences entre le football français et le football espagnol ?

AC : Le jeu est beaucoup plus rapide ici, avec beaucoup de technique, des joueurs assez petits et rapides. Sur le poste de latéral gauche, il y a beaucoup de libertés, on nous demande beaucoup de monter. C’est bien.

FM : Est-ce un peu la même chose qu’au Portugal, vous qui avez connu Setubal et Porto ?

AC : Oui, c’est un petit peu le même schéma de jeu. Il y a beaucoup de libertés, c’est moins tactique mais avec beaucoup de rythme. C’est un football que j’aime bien, surtout ici en Espagne avec de bonnes équipes qui jouent bien au ballon.

FM : Vous parlez de libertés, trouvez-vous qu’en France le jeu des latéraux est parfois trop bridé ?

AC : On va dire que le jeu est un peu plus tactique, avec un peu plus de travail défensif. C’est ça qui fait que les joueurs sur les côtés ne peuvent pas monter tout le temps.

FM : Étiez-vous parfois frustré à l’OL au niveau de vos libertés offensives ?

AC : À mon arrivée à Valence, on m’a dit que je devais monter plus, alors que j’avais l’impression de monter déjà assez. À Lyon, on était souvent au-dessus de l’adversaire, on jouait contre des équipes qui jouaient défensivement, qui cherchaient avant tout à ne pas perdre, qui opéraient en contre. C’était donc difficile de prendre les espaces, de déborder. Alors qu’ici, en Espagne, même les mal classés vont jouer l’attaque, que ce soit à Mestalla ou à l’extérieur, les équipes jouent pour gagner.

FM : Laquelle de ces deux approches du football vous convient le mieux ?

AC : Je préfère le football espagnol. En tant qu’amateur de football, car je regarde beaucoup de football, et en étant en plus sur le terrain, il y a du beau jeu, du spectacle, un très bon niveau. Après, le championnat de France reste celui que je suis depuis tout petit et j’en reste fan.

FM : Le week-end dernier, vous avez obtenu un excellent résultat nul devant le FC Barcelone. Sentiez-vous l’équipe capable de poser autant de problèmes au Barça ou était-ce une prestation inespérée ?

AC : Nous, que ce soit contre le Barça, le Real ou les autres, on joue tous les matches pour gagner. Le coach a mis en place une tactique offensive, on a beaucoup travaillé sur la vidéo. Notre but, c’était les trois points. On a fait un très bon match, on a dominé, on a eu des opportunités. Ce match nul est toujours un bon résultat contre la meilleure équipe du monde.

FM : À titre personnel, on vous a d’ailleurs vu très offensif, mettant régulièrement en difficulté Daniel Alves, et vous retrouvant dans la surface sur le but de Banega. Était-ce une consigne du coach ?

AC : Oui. Le coach m’a laissé une totale liberté, m’a dit que je pouvais jouer sans me poser de questions. J’étais effectivement dans la surface sur le but, suite à un corner qui venait de la droite. J’étais à la lutte avec deux défenseurs, et Ever Banega a marqué. Cette liberté qu’on m’accorde me donne beaucoup de confiance. J’ai fait beaucoup de montées, j’ai apporté. Ces matches sont des matches références, je suis donc content et ça me conforte dans ma progression.

FM : Une progression qu’il va falloir montrer dès cette semaine et la réception du PSG en Ligue des Champions. Dans quel état d’esprit êtes-vous avant cette affiche ?

AC : Ça va être un gros match. Je suis très impatient à l’idée de jouer face à Paris, face à ces joueurs d’un très haut niveau. Ça ne va pas être un match facile mais, à Mestalla, on va compter sur notre public et sur un gros pressing qui peut les déstabiliser.

FM : Affronter le PSG dit aussi défier Zlatan Ibrahimovic. Quel regard portez-vous sur lui ?

AC : Que ce soit en dehors du terrain ou sur le terrain, c’est un joueur de caractère, qui peut débloquer des situations. C’est un joueur dont il faudra vraiment se méfier. Il faudra bien l’étudier et bien se concentrer pour le contenir. Mais on sait qu’il y a aussi d’autres individualités. J’ai été très impressionné par le petit Italien (Verratti) que j’ai vu sur quelques matches et qui est très fort dans le jeu de passes.

FM : En tant que latéral gauche, vous pourriez voir passer dans votre zone un Lucas Moura ou un Jérémy Ménez par exemple. Avez-vous hâte de les affronter ?

AC : Oui, c’est toujours intéressant de se confronter aux meilleurs. J’ai eu la chance de jouer contre le Real et le Barça, d’avoir fait beaucoup de matches de Ligue des Champions. Ce sera là contre Paris, avec un joueur comme Lucas que je ne connais pas trop. J’ai vu quelques matches, notamment face à Toulouse, et j’ai vu qu’il avait des gestes qui pouvaient vraiment déstabiliser. Ménez, je l’ai déjà rencontré d’autres fois. Ça va être un bon match, j’espère qu’on va gagner, qu’on va arracher la victoire à Mestalla parce que ce sera une toute autre affaire à Paris.

FM : Valence compte de nombreux Français et autres anciens de Ligue 1. Avez-vous à cœur de briller contre le PSG ?

AC : Oui, en tant que Français on espère battre cette équipe de Paris. On les connait bien, on sait que c’est une très bonne équipe, il faudra donc jouer sérieusement. On aura la chance de jouer devant un public français au Parc des Princes, devant notre famille, et ça aussi c’est bien.

FM : En parlant de France, avez-vous toujours le maillot Bleu dans un coin de votre tête ?

AC : En tant que joueur professionnel qui joue dans une grande équipe, je ne peux qu’y penser. Après, je ne me prends pas la tête. Je fais du mieux que je peux, je viens d’arriver dans un nouveau pays, dans un nouveau championnat, dans un nouvel environnement de jeu. Je m’habitue petit à petit, et si mes performances sont à la hauteur, je pourrai postuler. Mais il y a déjà de très bons joueurs à mon poste.

FM : Restons dans l’Hexagone, où vous avez porté le maillot de l’Olympique Lyonnais trois saisons durant. Quel regard portez-vous sur la saison de l’OL ?

AC : Je suis mes anciens coéquipiers, et je suis content du parcours de l’OL en championnat. Le coach fait du bon boulot en intégrant les jeunes du centre de formation. Lyon reste une grande équipe, même s’il y a eu beaucoup de départs et moins de grands noms dans le groupe. Ça ne doit pas être évident pour des joueurs comme Gomis ou Lisandro, qui font de grandes choses, et qui auraient pu être amenés à partir pour des raisons financières. Mais c’est le football, c’est comme ça. Et puis, en cas de transferts, ils auront la possibilité de connaître d’autres grands clubs, d’autres expériences, et ça pourrait être bénéfique pour eux.

FM : Il s’est dit d’ailleurs que certains de ces cadres annoncés partants ont été agacés par ce mercato et l’attitude de la direction à leur égard. Vous qui avez connu un départ cet été, pensez-vous que toute cette agitation a pu nuire au vestiaire ?

AC : Que ce soit moi, Kim (Källström) ou Cris, on a connu cette situation cet été. On a eu l’opportunité de pouvoir quitter le club et rejoindre de belles équipes, donc ça reste positif. Pour les joueurs qui sont restés et qui étaient amenés à partir, ça ne doit pas être évident. Il faut se concentrer sur le club, tout en sachant que tu peux être amené à partir en hiver ou peu de temps après. Ça peut donc travailler un petit peu dans la tête, dans le mental, dans l’envie des joueurs. Mais ils doivent faire le dos rond, ils ont l’expérience. Je pense qu’ils ont envie de bien faire à l’Olympique Lyonnais pour rester s’ils le souhaitent.

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