Foot Mercato : Tout d’abord, comment allez-vous ?

Roland Lamah : Tout va bien merci. Je m’adapte bien ici.

FM : Quel bilan dressez-vous de votre saison à Osasuna ?

RL : Je pense que le bilan est positif. On a un bon groupe, ce qui a facilité mon intégration. Je pense que je peux encore mieux faire, mais bon, je suis content !

FM : Quelles sont les différences entre le football espagnol et celui que vous avez connu auparavant en Belgique, aux Pays-Bas et en France ?

RL : Personnellement, je pense qu’en Liga il y a beaucoup de techniciens. Je trouve que c’est un football qui va très vite, ça joue beaucoup. C’est plus difficile qu’en France, c’est beaucoup plus technique. C’est un style qui me convient bien.

FM : En Espagne, vous disputez des matches de haut niveau contre le FC Barcelone, le Real Madrid, le FC Séville, le FC Valence ou encore l’Atlético Madrid. Ce doit être extrêmement motivant pour un joueur, non ?

RL : Oui, forcément, c’est motivant. Ça te permet de tester ton volume de jeu, ça te permet de voir si tu peux aller plus haut. C’est clair que c’est super motivant pour un joueur.

FM : La saison d’Osasuna se passe plutôt bien. Vous êtes 6es au classement. Pensez-vous à l’Europe ?

RL : En début de saison, les gens ne nous voyaient pas en si bonne position. Comme chaque année, le club a d’abord pour ambition de se
maintenir. Cette saison, on a un bon groupe, solide. On est là à la sixième place et on va tout donner jusqu’au bout pour aller titiller les gros et pourquoi pas décrocher une place européenne. On est conscients que tout le public de Pampelune est derrière nous et serait ravi pour nous. On va se battre jusqu’à la fin.

FM : Vous avez réalisé plusieurs grosses performances comme cette victoire face à Barcelone (3-2, 23e journée de Liga, 11 février). Avez-vous pris conscience de votre potentiel ?

RL : On est conscients de notre potentiel et on sait ce qu’on peut faire. Le plus important c’est de gérer les matches qui suivent ces grosses affiches. Après la victoire contre Barcelone, on a su gérer les rencontres qui ont suivi. On parvient à prendre les matches les uns après les autres et, jusqu’à présent, cela nous sourit. On va continuer comme ça jusqu’au bout et essayer de jouer une place européenne.

FM : Pourriez-vous nous dire quelques mots sur les deux autres Francophones de l’effectif, le jeune Français Raoul Loe et le Sénégalais Ibrahima Baldé ?

RL : Ce sont deux jeunes joueurs avec de bonnes marges de progression. Ils sont bien, ils s’adaptent. Raoul vient de signer pro, ça prouve qu’on a confiance en lui et qu’il fait du bon boulot. Je pense qu’il va exploser dans les trois années à venir. Ibrahima Baldé, c’est un buteur. Il jeune, mais il fait lui aussi du bon boulot. Il m’a guidé à mon arrivée ici. Et je l’en remercie ! Ce sont deux très bons joueurs.

FM : La saison dernière au Mans en Ligue 2 (4e, ratant la montée à la différence de buts) est loin de s’être passée aussi bien que celle que vous vivez actuellement en Espagne...

RL : Je dois dire que l’année dernière n’était pas si compliquée. Chaque week-end, on essayait de se battre pour être sur le podium. On
a échoué à une place de la remontée. Ça m’a quand même aguerri. C’était une bonne expérience et ça m’a permis d’arriver ici avec un sacré mental. Aujourd’hui, je profite et je savoure le moment présent.

FM : Gardez-vous un bon souvenir de votre passage en France ?

RL : Bien sûr ! Comme je l’ai dit, ce sont de belles expériences. Ce sont de bons souvenirs. Je regarde toujours le championnat français. J’ai des potes au Mans, je les appelle de temps en temps. Je continue à suivre tout ça.

FM : L’été dernier, avant de vous engager avec Osasuna, aviez-vous d’autres propositions ?

RL : Oui, j’aurais pu partir en Allemagne. Mais la piste Osasuna a été la plus rapide à se concrétiser, donc j’ai signé ici. En France, il y a eu des bruits, mais rien de concret.

FM : Aujourd’hui, vos prestations commencent à aiguiser l’appétit de clubs un peu plus huppés en Liga comme le FC Valence ou l’Espanyol. Comment réagissez-vous à ces intérêts ?

RL : Je suis sous contrat jusqu’en juin 2014. Comme je l’ai dit, je vis le moment présent à Osasuna et, pour l’instant, ça se passe bien, je me concentre là-dessus. Après, plus tard, si je continue à être performant, pourquoi pas gravir les échelons et aller dans un grand club comme Valence ou l’Atlético. Pour l’instant, je me concentre sur la fin de saison avec mon club pour bien terminer. Et après, on verra. C’est quand même encourageant quand tu entends dire que des clubs comme ceux-là te suivent, ça te donne du courage pour continuer à donner le meilleur.

FM : Seriez-vous ouvert à un éventuel retour en Ligue 1 dans un avenir plus ou moins proche ?

RL : Je ne me ferme aucune porte. Tous les championnats m’intéressent. Pour le moment, je suis ici en Liga. La Ligue 1, pourquoi pas plus tard, on verra.

FM : Un petit mot sur la sélection de Belgique. Votre dernière cape remonte à 2009. Un retour chez les Diables Rouges est-il un objectif prioritaire ?

RL : Je suis ouvert. Je travaille pour atteindre la sélection. Si je suis bon en club, si ça continue comme ça, je sais que je peux être appelé. Je peux avoir ma place là-bas et peut-être que je peux aider le groupe à grandir. Je suis ouvert, je suis là, je travaille, je travaille. Et je sais que je vais finir par être rappelé.

FM : Que peut-on vous souhaiter pour la fin de la saison ?

RL : Une place européenne, ça serait pas mal !