L’ancien grand espoir du football espagnol enfin sur de bons rails ?
05/11/2009 - 20 h 02 Foot espagnol » Liga
José Antonio Reyes suit une carrière en dent de scie. Celui qui était annoncé comme LE grand espoir espagnol il y a quelques années, avant de rentrer dans le rang et de, finalement, s’effacer, n’aura pas convaincu. Il a déçu ceux qui avaient placé de grandes attendes en lui. Ce fut le cas d’Arsène Wenger, qui le fit venir à Arsenal en 2004 pour 35 M€, une somme record à l’époque pour un jeune joueur. Mais à Londres, le milieu offensif avait le blues et le mal du pays. Il restera pourtant près de 4 saisons en Premier League, avant d’être prêté au Real Madrid.
Là, il retrouve de la joie de vivre, mais la Maison Blanche ne le garde pas. Cependant, l’international ibérique ne retourne pas à Arsenal… Il est transféré à l’Atletico Madrid, l’ennemi juré du Real. Les raisons d’un tel transfert ? Encore et toujours son attachement à l’Espagne, et le refus de s’exiler. Et Reyes va vivre des heures délicates. Dès sa présentation, il se fait huer par les supporteurs de l’Atletico, comme si le maillot du Real lui collait encore à la peau. Alors que son club formateur, le FC Séville, enchaine les bonnes saisons, le milieu de terrain doit se dire qu’il aurait peut-être dû y rester…
Pourtant, sa saison à Benfica (en prêt) l’année dernière marque un retour en forme d’Antonio Reyes, avec 4 buts et 7 passes décisives. Du coup, l’Atletico le rappelle. Si l’entame du championnat n’est pas fameuse, l’arrivée de Quique Flores au poste d’entraîneur change la donne. Le joueur retrouve des couleurs et un poste de titulaire et aura même le droit à une belle ovation mardi dernier en Champion’s League face à Chelsea. Son coach semble avoir trouvé la clef : lui faire sentir et comprendre qu’il fait partie intégrante de l’équipe, et le piquer dans son orgueil. Et ça marche ! Espérons maintenant que Reyes soit bel et bien relancé.
François Alaouret
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