

11/03/2010 - 11 h 45
Kakà n'a toujours pas trouvé la bonne carburation au Real Madrid. Sorti après l'égalisation lyonnaise par Pellegrini hier soir, il a vécu l'un des pires moments de sa carrière en récoltant une bordée de sifflets. Mais ce sont sa femme et son agent qui se sont chargés de répliquer...
78e minute de jeu hier soir au stade Santiago Bernabeu. Manuel Pellegrini décide de sortir Kakà. Et c’est sous une incroyable bronca que le Brésilien, recruté pour 65 M€ l’été dernier, cède alors sa place à Raul. Un véritable désaveu pour l’ancien Milanais, qui, s’il a beaucoup bougé sur le terrain, a raté beaucoup trop de choses pour espérer convaincre le public madrilène. À l’image de sa saison, il n’a pas été décisif.
Sa réaction était donc guettée de près à l’issue de la rencontre. Il a d’abord souhaité « demander pardon aux supporteurs madridistas. C’est un coup dur, un moment très difficile pour le Real Madrid et les supporteurs. Nous pouvons seulement nous excuser auprès des supporteurs. Nous voulions tous jouer la finale au Bernabéu et nous n’avons pas accompli notre tâche ». Avant d’évoquer son match. « Nous nous sommes créés plusieurs occasions pour marquer, mais nous n’avons pas tué le match. Cela ne se pardonne pas en Ligue des Champions. Je n’ai pas aimé la situation de la rencontre, mais je ne suis pas énervé d’être sorti. De plus, Raúl entrait à ma place et il a énormément d’expérience avec ce genre de match ».
Comme souvent, Kakà ne distille aucun mot plus haut que l’autre, fidèle à son image de gendre idéal. La colère, ce sont sa femme et son agent qui l’ont exprimée, par l’intermédiaire de Twitter. Ce site, qui a déjà valu bien des déboires à certains joueurs avides de dévoiler leurs états d’âme, a permis à Caroline Celico et à Diogo Kotscho de critiquer très sévèrement Manuel Pellegrini, coupable d’avoir sorti le Brésilien. « Pellegrini est un lâche. Il a sorti Kakà pour masquer sa propre incompétence », pouvait-on ainsi lire sur le Twitter de Diogo. Cela lui a valu une volée de commentaires désobligeants de la part de supporters madrilènes, pour qui personne ne peut se soustraire au désastre de l’élimination.
Une chose est sûre, à travers les critiques de son entourage, on ne peut que constater la dégradation des rapports entre l’entraîneur chilien et l’ancien Milanais. Si c’est bien Pellegrini qui fera les frais en fin de saison de la piteuse élimination, Kakà pourrait bien vivre quelques mois particulièrement difficiles au Real Madrid. Et tout indique que son calvaire ne fait que commencer...
Aurélien Léger-Moëc
