La doublure. Ces dernières saisons, le Real Madrid a lancé un grand casting afin de trouver un latéral gauche pouvant concurrencer voire remplacer Marcelo. En juillet 2017, les pensionnaires du stade Santiago Bernabéu pensaient l’avoir trouvé en la personne de Theo Hernandez. Un joueur qu’ils avaient fait signer six ans et pour lequel ils n’avaient pas hésité à mettre un terme au pacte de non-agression avec l’Atlético de Madrid. Mais après une saison passée dans la capitale espagnole, Hernandez a été prêté à la Real Sociedad avant d’être vendu définitivement cet été 2019 à l’AC Milan. Comme annoncé sur notre site, il n’entrait pas dans les plans de Zinedine Zidane. Ce qui était aussi le cas de Sergio Reguilon. Révélé la saison dernière, l’Espagnol de 22 ans avait pourtant montré de belles choses quand Marcelo connaissait un creux. Malgré cela, il a été envoyé en prêt à Séville pendant que Ferland Mendy posait ses valises à Madrid. Une offre impossible à refuser pour l’OL, qui a récupéré 48 M€ (+5 M€ de bonus), comme pour le joueur âgé de 24 ans.

Interrogé sur le site officiel de l’écurie madrilène, Mendy est revenu sur sa signature dans ce club mythique. « Mon rêve était de jouer au Real Madrid, et j’ai pu l’exaucer. Ça a été une grande satisfaction. C’est un rêve de jouer dans la meilleure équipe du monde. On n’a pas beaucoup d’opportunité comme celle-là dans la vie. Quand elle arrive, il faut la prendre. Le jour de ma présentation, avec tant de personnes devant moi, j’étais très nerveux. C’était la première fois que ça m’arrivait. Quand je suis rentré dans le Bernabéu, j’étais impressionné ». Difficile de ne pas l’être pour un footballeur qui est passé du HAC (il a quitté le club en 2017 pour l’OL) au Real Madrid en deux ans et qui a connu des moments difficiles plus jeune. « J’avais 14, ou 15 ans, à la hanche gauche. Que l’on te dise à cet âge que le football est terminé pour toi, que tu ne joueras plus jamais... Je pensais que je n’arriverai jamais à atteindre mon rêve. Je suis resté deux mois à l’hôpital, avec les deux jambes plâtrées. C’est là-bas que j’ai dû réapprendre à marcher. Je suis resté quatre ou cinq mois en rééducation. J’ai appris à marcher de nouveau un mois plus tard. Même si j’ai dû me forcer, car j’ai continué à avoir mal durant un ou deux ans ».

Une concurrence à gérer en club et en équipe de France

Il poursuit : « À la fin de la rééducation, j’ai commencé à marcher avec des béquilles et ensuite on m’a appris à marcher droit. J’ai retouché le ballon un an plus tard. Ce sont des choses que je n’oublie pas et qui m’ont rendu plus fort mentalement ». Et il faut l’être dans un club comme le Real Madrid. Présent durant la préparation estivale, Ferland Mendy s’est blessé à la cuisse droite le 25 juillet . Absent durant un mois, il a pu faire ses premiers pas en Liga le 1er septembre face à Villarreal (2-2, 90 minutes jouées). Un moment mémorable pour Mendy. « Le jour de mes débuts avec le Real Madrid a été unique. Je voulais faire bonne impression, être bon... Je savais que ce serait un match compliqué. Mais c’est un plaisir de porter le maillot du Real Madrid et mon intention est de tout donner dès que je le mettrais ». Mais cela n’a pas été évident face au PSG en Ligue des Champions le 18 septembre (défaite 3-0, 90 minutes jouées). Aligné face à Séville ensuite (victoire 1-0, 90 minutes jouées), l’ancien de l’OL a de nouveau fait un arrêt à l’infirmerie le 24 septembre. Touché à l’adducteur de la jambe gauche, il n’a fait son retour à la compétition que le 2 novembre. Depuis, il a joué trois rencontres. Au total, le Français a donc participé à 6 matches toutes compétitions confondues cette saison (4 en Liga, 2 en Ligue des Champions).

Ce qui ne l’empêche pas de faire plutôt bonne impression en Espagne. Journaliste pour AS, Sergio Santos est plutôt emballé par le latéral tricolore. « C’est un bon transfert, oui. Il a surpris en bien (...) Son adaptation est assez bonne. Lors des matches qu’il a joué, il a évolué à un bon niveau. De ce fait, on commence à dire que lors des matches importants, il devrait être titulaire ». Mais Mendy doit encore progresser dans un championnat qu’il découvre selon Sergio Santos. « Physiquement, il est très bon. Mais en Espagne, le niveau technique est très élevé. Il souffre plus, mais il est jeune et peut s’améliorer ». Des axes de progression pour un élément qui ambitionne de devenir numéro un dans cette équipe. « Avec ma progression et mon travail, si tout va bien car on ne sait jamais dans le football, je vais me mettre comme objectif de donner le maximum que je puisse atteindre (...) Je serai le successeur de Marcelo. Il me reste du temps, mais si le club m’a recruté, c’est parce qu’il a vu mon potentiel. Je dois encore beaucoup travailler, mais pourquoi pas ? » Une saine concurrence avec laquelle Ferland Mendy doit composer. C’est aussi le cas en équipe de France où il devra gagner sa place pour l’Euro 2020 face à Lucas Hernandez, Lucas Digne et Benjamin Mendy. Une mission taillée sur mesure pour un Ferland Mendy qui n’a pas peur se battre pour réaliser ses rêves...