« Si vous pensez avoir un entraîneur abattu, c’est tout le contraire ». Lundi, en conférence de presse, Julen Lopetegui avait le couteau entre les dents. Le technicien, dont l’avenir au Real Madrid s’inscrit en pointillés après un début de saison particulièrement compliqué, semble convaincu de pouvoir inverser la tendance, et ce, dès ce mardi, contre le Viktoria Plzen (3e journée de Ligue des Champions). Et pourtant, à en croire la presse espagnole, son sort est déjà scellé, les noms de remplaçants se succédant dans les divers titres de l’autre côté des Pyrénées.

As explique pourquoi le technicien est déjà condamné, décrivant plusieurs erreurs comme des péchés capitaux dans la gestion du vestiaire merengue, ayant coupé les relations entre le public et son équipe. Le quotidien sportif évoque des erreurs tactiques lors de plusieurs rencontres. Face à Levante samedi (1-2), il lui est notamment reproché d’avoir mis en place un plan de jeu à base de centres alors qu’il manquait de poids dans la surface adverse... Dans ce match, la présence de Karim Benzema et Gareth Bale sur le banc au coup d’envoi ont irrité en haut lieu.

Pérez pas fan des rotations et de la gestion du cas Vinicius

D’ailleurs, le patron de la Casa Blanca Florentino Pérez et ses équipes jugent plutôt mal la politique de rotation imposée par le coach et son staff (12 onze différents alignés depuis le début de la saison), d’autant qu’elle ne porte pas franchement ses fruits. Dans le cadre de ce turnover, le jeune Brésilien Vinicius Jr, plutôt en vue avec le Castilla et la Seleção des moins de 20 ans, n’a eu que peu d’espace d’expression avec l’équipe première. Une autre pierre dans le jardin de Lopetegui, l’Auriverde ayant tout de même été recruté pour 45 M€...

Plus globalement, c’est le manque d’idées offensives pour pallier l’absence de Cristiano Ronaldo, parti cet été à la Juventus Turin pour 100 M€, qui pose question. Le plan de l’Ibère était de s’appuyer sur le collectif, mais force est de constater qu’il a pour l’instant échoué. Enfin, l’importance donnée à Sergio Ramos et à d’autres joueurs dans le vestiaire est également vécue comme un manque d’autorité par ses supérieurs hiérarchiques. El Mundo annonce d’ailleurs déjà que, quelle que soit l’issue de la partie contre Plzen, le contrat d’Antonio Conte est déjà prêt au Santiago Bernabeu.