Un petit vent de crise souffle au-dessus du Real Madrid. Aussi incroyable que cela puisse paraître pour un club qui vient d’être sacré champion du Monde, les Merengues sont la cible de vives critiques depuis ce match nul 2-2 jeudi face à Villarreal, et les dirigeants seraient montés au créneau en interne, reprochant à Solari certaines décisions, alors que le comportement de certains joueurs est pointé du doigt. La conférence de presse organisée ce samedi avant le match contre la Real Sociedad de dimanche soir était donc l’opportunité idéale pour l’entraîneur argentin de donner sa version des faits.

« En Liga, notre objectif est de grimper, passer de la neuvième à la quatrième position a été difficile, il faut continuer, c’est ça notre combat. C’est dans l’adversité qu’on voit le caractère. Nous savons que le début n’a pas été facile. Nous sommes contents de ce que nous faisons, il faut continuer à grimper. (Le match nul) C’est ça la compétition, toutes les équipes sont au niveau, on a un des championnats les plus compétitifs, personne ne te fait de cadeaux ici. C’est difficile pour tout le monde d’obtenir des points. Il ne faut pas sous-estimer les matchs nuls, on veut gagner tous les matchs, mais c’est ouvert », a-t-il d’abord lancé.

« Les joueurs ne sont pas des machines »

On lui a ensuite demandé pourquoi l’équipe était globalement meilleure en Europe qu’en championnat : « nous disputons trois compétitions, quatre avec la Coupe du Monde des Clubs. On essaye de mettre le niveau de concentration et d’énergie à chaque match de façon spécifique. Les joueurs ne sont pas des machines, tu ne les branches pas pour les recharger tous les jours, il faut faire un exercice de renouvellement d’énergie. Personne ne joue plus de compétitions que nous cette année, personne n’a eu moins de vacances. On fait le maximum, sans aucun doute ».

« Il suffit de voir l’attitude de certains joueurs : Bale a joué à Vigo avec une cheville enflammée toute la deuxième période pour qu’on puisse terminer à onze, Benzema est l’un des attaquants les plus généreux que je connaisse, Lucas Vazquez court 14 kilomètres à tous les matchs, Carvajal a un cœur énorme, Modric a joué l’autre jour alors qu’il était à 39,4 degrés la veille », a-t-il ajouté, défendant ses hommes. Reste à voir si ça suffira à convaincre la presse et les supporters...