Ces derniers jours ont été terribles à vivre pour le Real Madrid et son capitaine Sergio Ramos. En une semaine, la Casa Blanca s’est en effet retrouvée hors course en Ligue des Champions (défaite 1-4 face à l’Ajax Amsterdam), en Coupe du Roi (défaite 0-3 face au Barça) et en Liga (défaite 0-1, toujours contre le Barça). Le 6 mars au matin, les Merengues n’avaient ainsi plus rien à jouer de la saison, si ce n’est garantir au moins une quatrième place au classement de Liga synonyme de Ligue des Champions. Et dans cette tempête médiatique, un homme a pris très cher : Sergio Ramos. Incendié pour avoir sciemment rprovoqué un carton jaune lors du 1/8e de finale aller face à l’Ajax, l’Espagnol a fait énormément défaut aux siens lors du match retour.

A cela se sont ajoutées les rumeurs d’une brouille monumentale avec son président Florentino Pérez. Un entretien houleux à l’issue duquel le joueur aurait déclaré à son président qu’il plierait bagage si ce dernier lui payait les mois restants de son contrat. Au final, la situation semble s’être apaisée et la victoire hier contre Valladolid (4-1) a ramené un peu de quiétude à Madrid. Cependant, Ramos a voulu faire une petite mise au point sur son compte Twitter officiel. Le tout en espagnol et en anglais s’il vous plaît, histoire de bien se faire comprendre.

Sergio Ramos n’élude aucun sujet

« Ce que les joueurs aiment, c’est parler sur le terrain, mais cette saison, ça n’a pas été le cas. Les événements survenus dernièrement ont été désastreux et je ne me cache pas, nous ne nous cachons pas. Les joueurs sont les principaux responsables et moi, en tant que capitaine, je le suis davantage. Mon carton jaune reçu à Amsterdam a-t-il été une erreur ? Ç’a été une erreur de A à Z et je l’assume à 200%. Pourquoi ai-je tourné ce documentaire ? Il y a des engagements qui ont été tenus et je n’ai pas pensé que le match pourrait se dérouler de la sorte. Au fil des minutes, on enregistrait moins. Me suis-je disputé avec le président ? Les choses qui se passent dans le vestiaire doivent se régler et se résoudre dans le vestiaire. Il n’y a aucun problème, mais un intérêt commun : le Real Madrid. Est-ce que j’ai fait un discours à mes coéquipiers et est-ce que je leur ai fait des reproches ? Nous parlons toujours dans le vestiaire et nous nous motivons de manière constructive. Ai-je eu un accrochage avec Marcelo ? Il y a des piques à chaque entraînement. Ça fait partie du travail lorsqu’il y a de la tension, mais ça reste une anecdote. Marcelo, c’est comme un frère. Pourquoi ai-je voyagé à Valladolid ? Parce que je voulais être proche en soutenir mes coéquipiers ».

Enfin, outre sa réponse aux polémiques, Ramos a également tenu à transmettre sa pensée sur la situation très compliquée de son coach Santiago Solari. « Qu’est-ce qu’il se passe avec l’entraîneur ? C’est une décision qui ne nous appartient pas et pour laquelle nous n’interférons pas. Nous avons un énorme respect pour sa fonction et nous soutenons toujours l’entraîneur du Real Madrid. Ces réflexions sont les conséquences d’une saison profondément décevante. Mais si nous n’avons pas eu de succès, la défaite ne vas pas nous arrêter. Nous sommes obligés à continuer de travailler et à progresser. J’ai toujours eu conscience que certains privilégiés comme nous jouent pour le Real Madrid et faisons partie de son histoire. Mais le Real Madrid sera toujours le Real Madrid. Aucun nom ne fait la légende de ce club, mais tous ces noms écrivent ensemble l’histoire. » C’est dit !