Destins croisés. Alors que Vinicius Jr connaît un coup d’arrêt après une première saison pleine du côté du Real Madrid, son compatriote Rodrygo, lui, se révèle ces dernières semaines sous la tunique merengue. En 8 apparitions toutes compétitions confondues, le Brésilien de 18 ans a déjà trouvé le chemin des filets à 5 reprises (avec un triplé face à Galatasaray en Ligue des Champions). Une adaptation parfaitement réussie pour l’ancien de Santos, recruté pour plus de 40 M€ il y a plusieurs mois déjà. Pour le média brésilien UOL Esporte, le jeune homme, qui a d’ailleurs pu débuter en Seleção grâce à ses débuts réussis dans la capitale espagnole, a expliqué les dessous de sa rapide progression.

« Je me suis préparé pour ça et je crois que les choses viennent naturellement même si ça va vite. J’ai cherché à profiter de chaque moment, en apprenant et en progressant toujours. Dès la formation, à Santos, puis aux entraînements au Real Madrid et maintenant sur le terrain. Pareil avec la Seleção. Je cherche à tirer le maximum de chaque situation, car on a toujours beaucoup à apprendre et à progresser », a-t-il raconté. Le travail quotidien et les efforts, l’international auriverde (2 sélections), qui dit par ailleurs s’être parfaitement adapté à son nouvel environnement en Espagne, ne jure que par ça.

« Zidane, notre relation est parfaite »

« Un joueur ne peut pas seulement vivre de son talent. Il faut, évidemment, avoir du talent. Mais, aujourd’hui, il faut aussi un engagement supérieur, il faut chercher à comprendre le jeu, écouter les anciens, travailler tactiquement, mais, évidemment, sans perdre l’essence du joueur brésilien. Mais cela varie en fonction du joueur, de son style de jeu, de son pays. La question physique est également très importante et directement liée à un travail complémentaire, avec l’alimentation et le repos notamment. Le côté psychologique compte aussi, il faut savoir gérer tout ce que le football exige », a-t-il glissé. Un discours et des actes qui ont beaucoup plus à Zinedine Zidane son coach.

Et l’intéressé, lui aussi, apprécie la collaboration avec l’ancien meneur de jeu des Bleus, Ballon d’Or France Football et champion du Monde en 1998. « Sur Zidane, au début, il y a ce côté fan, une admiration, mais ensuite, il y a une relation professionnelle qui doit s’installer, entre un coach et son joueur. C’est ce qui se passe. Zidane a une histoire incroyable dans le football, comme joueur et comme entraîneur. Il nous apprend beaucoup chaque jour. Je suis heureux de travailler avec lui et de pouvoir apprendre. Notre relation est parfaite, c’est une excellente personne qui nous traite tous bien », a-t-il conclu. Pourvu que ça dure.