30 mars 2017. Le FC Séville a annoncé le départ de Monchi, qui était directeur sportif depuis 2000. Dans la foulée, l’Espagnol a rejoint l’AS Roma. Un club qu’il a quitté cette saison avant de revenir à la maison le 17 mars dernier. Un retour attendu par l’écurie andalouse qui compte sur lui pour continuer à progresser et évoluer. Monchi sait qu’il aura un rôle prépondérant à jouer durant un mercato estival qui promet d’être animé. Parmi les nombreux dossiers qu’il devra gérer, celui concernant l’avenir de son entraîneur Joaquin Caparros figure en haut de la pile comme il l’a avoué lors d’un entretien accordé à Radio Marca. « C’est une décision importante parmi toutes celles que j’ai à prendre. La Liga se termine samedi (dernier ndlr) et nous avons tout laissé de côté jusqu’à ce voyage en Tanzanie (...) Le fait que Caparros continue ne dépend pas des résultats, mais des sensations. Je veux m’asseoir avec Joaquin et parler tranquillement. Ce que nous déciderons sera pour le bien du club ».

Le dossier d’entraîneur, la priorité de Monchi

Il a ensuite ajouté : « Il y a un premier pas à faire qui est de savoir les sensations qui ont été transmises par Joaquin pendant ses deux mois en tant qu’entraîneur. Une fois cela fait, je souhaite me réunir avec lui. Ce n’est pas seulement ce que j’ai vu, il faut aussi voir comment l’autre partie a vécu les choses. Je vais me réunir avec Caparros avant tout ». Du côté des joueurs, Monchi aura aussi beaucoup de travail. Le dirigeant espagnol a fait le point concernant David Soria. « Séville a exercé hier son droit pour l’option de rachat, qui prévoit dans le contrat une possibilité pour que Getafe puisse annuler cette option en payant une somme. Getafe a 5 jours. Nous n’avons pas encore eu de réponse de la part du club. Je n’ai pas eu à parler à David car quand il a signé, il a accepté cette option. Nous l’avons exercé car nous pensons que cette année, il a continué à évoluer et nous avions la possibilité de le récupérer. Mais je reste objectif car Getafe peut toujours réagir ».

Toujours chez les gardiens, Sergio Rico, prêté à Fulham qui est descendu en Championship, va revenir. « Son prêt se terminera en juin et il est un joueur de Séville. Si jamais il y a une offre, nous l’étudierons. Si il y a des offres qui nous paraissent intéressantes, c’est négociable. Aujourd’hui, nous avons quatre gardiens après avoir exercé l’option d’achat de David Soria ». Un départ au moins devrait avoir lieu à ce poste. Concernant Pablo Sarabia, auteur d’une belle saison, Monchi ne veut pas le voir filer. Ce, malgré les approches de plusieurs écuries dont l’Inter Milan. « Nous sommes en train de négocier avec Sarabia. C’est plus avancé qu’il y a quinze jours. Le règlement de ce dossier ne devrait pas tarder. Par nature, je suis positif car je sais que Pablo veut rester à Séville ». D’autres éléments comme Ever Banega ont été annoncés sur le départ. Mais l’Argentin ne devrait pas bouger à écouter son dirigeant.

Monchi compte sur Ben Yedder

« L’intérêt de Boca, je le lis comme vous. Mais personne de Boca ne m’a appelé. Angelici a de très bonnes relations avec Castro et il ne m’a rien dit. Banega a un contrat. C’est un joueur de qualité que nous avons. Il faut voir si lui est dans l’idée de continuer ici. Si ce n’est pas le cas, je ne vois pas d’autres solutions que de m’asseoir avec lui ». Pas de départ non plus pour Wissam Ben Yedder d’après Monchi. « C’est une clause (de 40 millions d’euros) qui est limitée. Je parle beaucoup avec Meissa (Ndiaye), son agent. Je ne prévois pas de mouvements proches d’une sortie. Le marché ne fait que commencer. La plupart des compétitions ne sont pas terminées. Si au final, un club paye la clause de Ben Yedder, nous devrons chercher ». Le Français devrait être épaulé par Munas Dabbur, recruté cet hiver mais qui arrivera cet été. Chez les joueurs prêtés, rien n’est figé en revanche.

« En fonction des profils, nous analyserons si Marko (Rog), Maxime (Gonalons) et André (Silva) restent. La situation de Gonalons est étrange. Les deux premières (blessures) sont osseuses, la troisième est due au fait qu’il a été aligné trois matches de suite ». Sur tous les fronts, Monchi avoue que Séville pourrait malgré tout vendre cet été. « Nous n’avons pas à vendre, c’est la réponse type. Mais la réponse normale est : au cours des dernières années, combien (de joueurs) a vendu Séville ? Les gens sont plus inquiets de savoir où nous allons investir. Nous avons toujours vendu pour avoir la possibilité d’avoir une équipe avec un coût supérieur par rapport à nos revenus ordinaires. Les ventes ont servi à augmenter la masse salariale de l’équipe. Ce qui est bien ». Cela pourrait aussi permettre à Séville d’investir sur le mercato. D’autant que les noms de Ramy Bensebaini, Hatem Ben Arfa ou Maxime Lopez sont cités avec insistance en Andalousie.

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