Au vu des résultats du FC Barcelone ces deux dernières saisons, on se dit que gérer le club blaugrana est une partie de plaisir. Pourtant, Sandro Rosell, élu à la présidence la semaine passée, mesure la tâche immense qui l’attend. Entre les départs, les arrivées, les finances et bien d’autres dossiers, il va avoir du pain sur la planche. Pour entamer son mandat, il est parti en Afrique du Sud pour rencontrer et encourager certains de ses joueurs présents. Il fera également la connaissance des représentants du football international Sepp Blatter, président de la FIFA, et Michel Platini, homme fort de l’UEFA. Histoire de faire bonne impression.

Une fois rentré de son périple, il devra se pencher sur certains dossiers prioritaires. Un plan d’action que le quotidien sportif espagnol Sport a détaillé dans ses colonnes. Le premier chantier concernera les finances du club. Pour réaliser des économies bienvenues, Rosell a décidé d’instaurer une nouvelle politique contractuelle. Tous les nouveaux arrivants ou les joueurs négociant une prolongation de bail devront accepter une telle répartition : une partie du salaire fixe de 60% et une partie variable de 40% liée aux résultats sportifs (autrement dit sous forme de primes d’apparition, de titres et de qualification en Ligue des Champions via la Liga).

Un système plutôt intéressant, puisque motivant pour les joueurs. Pour autant, il n’est pas sûr que les stars de l’effectif voient d’un bon œil un tel changement dans les méthodes de la direction catalane. Et que dire des cibles visées (Cesc Fabregas et Fernando Torres en tête)... Accepteront-elles de relever le difficile challenge de réussir au Barça dans ces conditions ? Rien n’est moins sûr. Cette décision stratégique indique en tout cas que même les plus grands clubs prennent leurs précautions face à la crise financière. Il n’y a décidément pas de petites économies...