Enchaîner deux titularisations au plus haut niveau, voilà bientôt deux ans que cela n’était pas arrivé à Santi Cazorla. Il faut remonter à octobre 2016 pour retrouver trace de pareil événement dans la carrière du meneur de jeu de poche. L’Espagnol, gravement blessé au tendon d’Achille, a mis longtemps à revenir sur les terrains de football, enchaînant pas moins de huit opérations chirurgicales... Son calvaire s’est terminé cet été. Son contrat à Arsenal arrivé à échéance, il est reparti à Villarreal, son club formateur.

Face à Hercules, en amical, en juillet, l’international espagnol (77 sélections, 14 buts), rechaussait pour la première fois les crampons à l’occasion d’un match professionnel. Le sous-marin jaune décidait donc de miser durablement sur lui pour animer son secteur offensif. Et pour l’heure, le pari est payant. Titulaire contre la Real Sociedad (1-2, 1ère journée de Liga), il a rendu une copie correcte pendant 71 minutes. « J’ai eu plus de mal en deuxième mi-temps avec la fatigue, c’est normal. C’était mon premier match depuis longtemps, je suis satisfait », confiait-il au Periodico Mediterraneo avant de poursuivre.

Standing ovation à Séville

« Une fois sur le terrain, tu essaies de mettre de côté tout ce qui s’est passé ces dernières années », confiait-il. Séduit par ses performances et son influence dans le jeu, Javi Calleja décidait donc le relancer d’entrée face au FC Séville (0-0, 2e journée). Et là encore, il s’est illustré comme l’un des plus remuants de son équipe, 79 minutes durant. À sa sortie, le public du Sanchez Pizjuan n’a d’ailleurs pas manqué de lui rendre hommage, tant pour sa prestation que pour son courage après avoir traversé le pire.

Un geste noble de la part des supporters sévillans que le champion d’Europe 2008 et 2012 et son coach n’oublieront pas. « Il faut le souligner. Santi le mérite, il faut mettre en avant ses efforts et son implication au quotidien pendant qu’il a été blessé. Je remercie le public de Séville, pour le comportement qu’il a eu envers lui », a-t-il apprécié. Petit à petit, le natif de Lugo de Llanera retrouve donc toutes ses sensations. Et c’est déjà une grosse victoire en soi, puisqu’il y a encore quelques mois, on donnait Santi Cazorla perdu pour le football.