A Paris, comme dans beaucoup d’autres clubs de Ligue 1, certaines filières ont le vent en poupe. Certains vont même jusqu’à parler de tradition. Dans la capitale ainsi qu’à Lyon par exemple, la tradition penche plutôt du côté du Brésil. Au Paris Saint-Germain, pas moins de 31 joueurs issus du pays auriverde ont ainsi porté les couleurs rouge-et-bleu. Une empreinte brésilienne très forte, qui dénote avec le passage des Espagnols du côté de la porte d’Auteuil. Au total, en comptant les nouveaux arrivés Ander Herrera et Pablo Sarabia, on dénombre seulement 8 joueurs originaires du pays de Cervantes dans l’histoire du club francilien.

Un total assez faible, même si 5 d’entre eux ont été recrutés en l’espace de trois ans (entre 2016 et 2019). En effet, avant la signature de Jesé Rodriguez en 2016, Paris n’avait vu passer que trois Ibères : Mikel Arteta, Cristobal et Enrique De Lucas. Tous engagé durant le début des années 2000. Entre 2003 et 2016, treize ans se sont donc écoulés sans qu’un seul Espagnol ne vienne tenter de réussir au Parc des Princes. Un constat qui peut surprendre au vu de la qualité du football espagnol. Mais à Paris, pas sûr que ce bilan soit synonyme de regrets. Car, en attendant de voir Herrera et Sarabia à l’oeuvre, peu d’Espagnols passés par le PSG ont réussi à faire vibrer le Parc.

Arteta, un pionnier rapidement adoré

Pourtant, le premier Ibère à débarquer dans la capitale avait enchanté tout le monde. Prêté par le FC Barcelone en janvier 2001 sous l’impulsion de Luis Fernandez, Mikel Arteta était une grosse surprise du mercato hivernal. Des doutes rapidement levés par le jeune milieu qui, pour son deuxième match officiel, s’est payé le luxe d’être titularisé à San Siro face à l’AC Milan en Ligue des Champions. Un joli coup signé Fernandez qui obtiendra la prolongation du prêt pour la saison 2001/2002. Titulaire indiscutable, Arteta a toutefois laissé des regrets en choisissant de rallier l’Ecosse et les Rangers à la fin de son prêt.

Lui aussi enrôlé sur ordre de Fernandez en 2001, Cristobal a certes été un homme de devoir appliqué et l’un des joueurs les plus utilisés par l’ancien coach parisien, mais le latéral arrivé dans la capitale à 34 ans n’a pas transcendé les foules. Et que dire d’Enrique De Lucas. Arrivé en même temps qu’Arteta, ce pensionnaire de l’Espanyol Barcelone n’a joué que 5 petits matches en six mois avant de rentrer au pays, le PSG ne souhaitant pas lever son option d’achat. Milieu offensif, De Lucas a tout de même réussi à signer à Chelsea en 2012, club avec lequel il a joué 25 rencontres de Premier League avant de rentrer encore une fois au pays, à Alavés.

Un enchaînement de flops

En 2016, Paris a renoué avec son recrutement "espagnol" en pensant flairer le bon coup avec Jesé Rodriguez. Acheté au Real Madrid contre 25 M€, le Merengue a longtemps été considéré comme le plus grand espoir formé à la Casa Blanca avant une blessure au genou. Peu importe, les dirigeants franciliens ont sans doute pensé pouvoir relancer le joueur. Ç’a été un fiasco. Titularisé à une seule reprise en championnat, Jesé est envoyé à Las Palmas au bout de six mois. S’en suivront deux autres prêts à Stoke City et au Betis. Boulet financier, l’ancien Madrilène, dont le contrat court jusqu’en 2021, pourrait enfin être définitivement vendu chez les Verdiblancos.

Un an plus tard, Paris débourse pas moins de 16 M€ pour recruter Yuri Berchiche. Inconnu du grand public français, le latéral arrivé en provenance de la Real Sociedad. Un transfert surprise qui a également étonné plusieurs observateurs espagnols. En clair, Berchiche était considéré comme un bon guerrier, un joueur de caractère, mais pas comme un élément capable d’évoluer au niveau requis pour une formation visant la Ligue des Champions. Un constat qui s’est confirmé puisque Paris ne l’a gardé qu’une seule saison. Au final, Berchiche laissera surtout l’image d’un bon soldat très attaché au PSG ayant tout de même permis au PSG d’encaisser 24 M€ lors de son transfert à l’Athletic Bilbao.

Décidément pas verni avec ses renforts espagnols, Paris pensait que l’histoire allait se répéter avec Juan Bernat. Arrivé en 2018 après avoir été acheté au Bayern Munich pour 5 M€, le latéral est apparu très émoussé lors de ses premiers matches. En difficulté face à des ailiers plus toniques, l’ex-Valencian a toutefois réussi à inverser la tendance. Sérieux, il a gagné en solidité au fil de la saison. Preuve de sa montée en puissance, il a su se montrer décisif lors de certains matches importants en Ligue des Champions (contre Naples et Manchester United notamment). Homme discret mais travailleur, il est aujourd’hui considéré comme l’un des plus fidèles soldats de Thomas Tuchel. Un bilan plus flatteur que ceux de ses compatriotes passés par Paris jusqu’à présent. Néo Franciliens, Ander Herrera et Pablo Sarabia confirmeront-ils le retour en grâce des Espagnols au Parc ?

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