La disette du Stade Rennais ne prendra pas fin cette année. À la poursuite d’un titre depuis 1971, la formation bretonne a une nouvelle fois failli dans sa quête mercredi en demi-finale de Coupe de France contre Quevilly (défaite 2-1) alors que tous les éléments semblaient réunis pour que les hommes de Frédéric Antonetti rejoignent l’Olympique Lyonnais en finale. Ce faux pas a mis le feu aux poudres à un club d’ordinaire très calme.

D’après L’Équipe, un groupe de supporters n’a pas épargné les joueurs à leur retour à Rennes à 3h du matin ce jeudi. Yann M’Vila et Jean-Armel Kana Biyik n’ont pas vraiment apprécié. Tout comme Frédéric Antonetti, chahuté dans son véhicule. « Le mécontentement est logique. Mais toute la déception des supporters additionnée n’atteindra jamais la moitié de la mienne. Si j’ai réagi dans la nuit de mercredi à jeudi, ce n’est pas en raison du mécontentement des supporters mais parce que l’un d’eux a voulu donner des coups de pieds dans ma voiture », a-t-il expliqué.

Il a d’ailleurs ensuite expliqué qu’il se voyait toujours à La Route de Lorient la saison prochaine et que ses dirigeants le soutenaient. « J’ai eu l’actionnaire au téléphone qui m’a dit que c’était des choses qui arrivaient. À la tête de ce club, il y a des vrais hommes quand c’est la tempête. Moi, j’ai un contrat et je l’honorerai », a-t-il lâché, mettant ainsi un terme aux rumeurs évoquant son départ. Patrick Le Lay, lui, ne devrait pas rester à la présidence du club, annonce L’Équipe. Ses relations compliquées avec divers membres du staff auraient scellé son avenir.

Pas de quoi ramener le calme au sein d’un effectif au bord de la crise de nerfs. Yann M’Vila a dû être retenu par un agent de sécurité hier à l’entraînement pour ne pas en venir aux mains avec un supporter qui avait lancé à son encontre un « bande de guignols » qu’il n’a pas aimé... Le Stade Rennais a intérêt à réussir sa fin de saison et à accrocher une qualification européenne pour calmer toutes ces tensions.