Le 14 février rime souvent avec amour, mais cette journée de Saint-Valentin avait des allures de divorce à l’AS Monaco. Il y a un peu plus de trois mois, le propriétaire du club monégasque Dmitry Rybolovlev décidait de mettre fin à sa collaboration avec son homme Vadim Vasilyev. Une rupture liée à la saison cataclysmique de l’ASM qui pointait alors dans la zone rouge. Finalement sauvé de justesse avec une dix-septième place, le club champion de France en 2017 a évité la catastrophe industrielle. Cela se passera désormais avec Oleg Petrov, le nouveau numéro 2 de Dmitry Rybolovlev.

De son côté, Vadim Vasilyev a eu le temps de digérer ce limogeage. Toujours impacté par cette décision, il l’a néanmoins accepté et a décidé de revenir sur la fin de son aventure monégasque lors d’un long entretien pour L’Équipe. L’homme d’affaires russe a assumé certaines prises de position parfois difficile comme le limogeage de Leonardo Jardim le 11 octobre dernier, mais également le choix de miser sur Thierry Henry. Un choix qu’il aurait aimé voir payer : « c’était une idée risquée et on le savait. S’il avait réussi, cela aurait été un truc incroyable et une magnifique histoire. »

Vadim Vasyliev assume ses décisions

« Thierry a tout ce qu’il faut pour devenir un top entraîneur. Ce n’était pas une erreur de le prendre, c’était un choix que j’assume et qui avait été validé par le président. On avait tout analysé, les pour et les contre. C’était un enfant du club, une légende du football : on pensait qu’il pouvait dynamiser le groupe » a-t-il poursuivi. Touché par cet échec, Vadim Vasyliev a néanmoins tenu à remettre l’église au centre du village et a mis en avant les résultats du club des cinq années précédentes avec en point d’orgue le titre de champion en 2017 et une demi-finale de la Ligue des Champions : « dans le foot, l’émotion prend une place très forte. Il y a cette saison ratée, OK, mais on ne peut pas enlever les cinq précédentes. »

Néanmoins, il ne lui a suffi que d’un échec pour passer de héros à paria : « dans ce milieu, tu paies cash. Ta moindre erreur peut faire basculer l’équilibre dans le bon ou le mauvais sens. C’est dur, ça laisse une cicatrice. Mais la vie continue, et je serai toujours reconnaissant envers le président de m’avoir donné ma chance dans le foot. Et de m’avoir laissé les mains libres » a expliqué le Russe. Si Vadim Vasyliev comprend la position de son précédent qui n’a pas hésité à se passer de ses services, il estime néanmoins qu’il avait les épaules assez larges pour remettre l’AS Monaco dans le droit chemin : « je respecte sa décision, même si je me sentais capable de sortir le club de cette crise, surtout après le mercato d’hiver réussi. »

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