La nouvelle est tombée le 3 novembre dernier. Claude Makelele a été licencié de son poste d’entraîneur au SC Bastia. Annoncé sur la sellette depuis plusieurs semaines du fait des résultats négatifs obtenus par le club corse, l’ancien milieu du Real Madrid a payé cash une défaite face au concurrent au maintien Guingamp (1-0), synonyme de 19e place. Très discret depuis lors, l’ancien membre du staff parisien s’est longuement confié pour le Canal Football Club ce dimanche. En commençant par faire part de sa déception. « C’est vrai que ça a été difficile. Quitter un groupe dans ce genre de situation, c’est délicat. (…) Ça m’a ouvert les yeux sur certaines problématiques d’entraineur. »

En dépit du classement délicat du club corse, Makelele a déclaré qu’il était persuadé de pouvoir le sauver de la relégation. Quand bien même, il regrette de n’avoir pu jouer un plus grand rôle en amont, lors du mercato. « Ça aurait été mon recrutement à moi, j’aurais fait différemment. J’ai pu compléter le recrutement qu’il y avait. Ce n’est pas l’effectif de Paris, mais j’étais capable de le rendre meilleur. Dans le football, on sait que le résultat prime avant le temps, et c’est ça qui a fait défaut. J’étais persuadé que j’allais maintenir ce club en Ligue 1. Ça prenait petit à petit, les joueurs commençaient à comprendre, ils étaient beaucoup plus réceptifs... » Déçu, le technicien n’est cependant pas abattu.

Ce premier échec en tant que numéro un sur un banc ne remet pas en cause ses projets, et Makelele l’assure, il va persévérer et ne reviendra pas à un poste d’adjoint. « Je suis lancé dans ce que je veux faire. Je vais terminer mes diplômes, je vais voyager un peu, voir les matchs, rencontrer mes ex-entraineurs, approfondir ce dont j’ai besoin : la communication, l’approche avec un groupe, ce qui va me permettre d’être encore plus solide. (…) Je vois Laurent Blanc, j’ai vu Mourinho, j’ai côtoyé pas mal d’entraineurs, et les encouragements qu’ils m’ont donné me confortent dans ce que je veux faire. Ils me disent que je suis fait pour ça, et je suis encore persuadé que je vais réussir dans ce métier. » C’est tout le mal qu’on lui souhaite.