L’Olympique Lyonnais est passé maître en matière de formation. De Ludovic Giuly à Nabil Fekir, en passant par Alexandre Lacazette, Sidney Govou, Samuel Umtiti, Karim Benzema, ou bien encore Hatem Ben Arfa : tous sont passés par une académie rhodanienne véritable usine à talents. Ces derniers temps, l’entraîneur de l’équipe première Bruno Genesio n’a pas hésité à convoquer régulièrement de nouvelles pépites, parmi lesquelles Aldo Kalulu, Romain Del Castillo, Zakarie Labidi, mais aussi Gaëtan Perrin, auteur de son premier but en Ligue 1 face à Nantes juste avant la trêve internationale.

Mais d’autres promesses font parler d’elles dans la capitale des Gaules, et si FM vous a déjà dressé le portrait des Gédéon Kalulu, Fahd Moufi, Mouctar Diakhaby, Ulrik Yttergard Jenssen, Stanislas Lebongo, Elisha Owusu, Dylan Mboumbouni, Lucas Mocio, et autre Tord Salte, d’autres espoirs commencent à faire sérieusement leur trou dans la cité rhodanienne. Les résultats de l’académie lyonnaise parlent en tout cas d’eux-mêmes : quatrième de son groupe de CFA avec 57 points au compteur, premier de sa poule U19 avec 65 unités à son actif, affrontant Brest en quart de finale de la Gambardella (ce dimanche 15h à domicile), et troisième de son groupe en U17 avec 69 points à la clé, le club septuple champion de France tient son rang dans à peu près toutes les catégories de jeunes malgré une élimination en huitième de finale de la Youth League, et nombreux sont les espoirs du club à être appelés en équipe nationale.

Deux Gones en Bleu au Tournoi de Montaigu

C’est notamment le cas de Maxence Caqueret, présent au Tournoi de Montaigu avec l’équipe de France U16, dont il est le capitaine. S’il n’a pu éviter la défaite des siens en finale face aux USA (2-3), le milieu défensif était tout de même titulaire pour cette affiche, disputant même la rencontre dans son intégralité : « Il a une détermination, est capable d’avoir un projet à son jeune âge. Il est très à l’écoute, travaille, n’est pas souvent blessé, et c’est avant tout un bon joueur. Il répète beaucoup les efforts, a un gros volume de jeu, est techniquement très propre. Il gratte des ballons en tant que récupérateur, mais peut aussi éliminer une ligne par la passe ou par le dribble. Il a beaucoup de potentiel, mais doit peut-être encore faire attention à la gestion de ses efforts », nous explique Gérard Bonneau, responsable du recrutement des jeunes à l’OL.

Amine Gouiri était lui aussi de la fête au Tournoi de Montaigu et, s’il n’était que remplaçant au cours de la finale perdue, l’attaquant a tout de même marqué des points en même temps que des buts tout au long de la compétition. Avec 4 pions à son actif, dont un triplé lors du large succès acquis face au Pérou (8-0), le jeune canonnier a terminé meilleur buteur tricolore au cours de cette épreuve, confirmant ses belles dispositions face au but : « Il a toujours eu un profil athlétique intéressant, et nous surprend agréablement. C’est le vrai attaquant, avec comme qualité première les déplacements. Il est assez adroit devant le but, même s’il est encore perfectible, puisqu’il a perdu plusieurs un contre un durant le Tournoi de Montaigu. Mais c’est un attaquant intelligent, pas avare d’efforts, même s’il peut encore améliorer ses replacements défensifs. Il a aussi un bon jeu de tête, est bon techniquement, ne craint pas le jeu combiné, et sait jouer avec les autres, ce qui est bien pour un attaquant », assure Bonneau à propos de celui qui en est à 16 réalisations avec l’équipe U17 de l’OL.

Maolida et Almeida, des attaquants prometteurs

Et si les deux jeunes cités ci-dessus ont le vent en poupe, que dire de leurs compagnons de route que sont Myziane Maolida et Mickaël Almeida. Le premier cité, né en février 1999, réalise une saison pleine au sein des U17 lyonnais, en attestent ses 13 réalisations, sa présence en équipe de France U17 (5 capes, 1 but), et son but dès son premier match en Gambardella face à Ajaccio. Mieux, ses efforts ont été récompensés à un niveau élevé, puisque l’attaquant né à Paris a eu droit à son jeune âge à un premier entraînement avec les professionnels le 24 février dernier, preuve que même le staff de l’équipe première suit son évolution de près : « Il est arrivé au club à 15 ans. Il lui a fallu une année d’adaptation, mais il a une aisance technique au-dessus de la moyenne, il aime le beau geste. Avec lui, il fallait travailler sur le tempérament, la gestion de ses émotions. En toute sincérité, c’est un joueur qui a du talent », précise le responsable du recrutement des jeunes. Une trajectoire à laquelle peut aussi prétendre un certain Mickael Almeida lequel, s’il est un peu moins en vue ces dernières semaines, a inscrit la bagatelle de 14 buts avec l’équipe U17, lui l’attaquant international portugais de la même catégorie d’âge, auteur d’un but en Selecção en février dernier face aux Pays-Bas.

Si cette génération U17 coachée par Armand Garrido dispose donc de beaux atouts dans sa manche, les générations au-dessus n’ont pas à rougir pour autant. Demandez un peu aux U19 rhodaniens ce qu’ils en pensent, et notamment à Houssem Aouar. Le meneur de jeu est précédé d’une excellente réputation dans la ville chère aux frères Lumière, et confirme les espoirs placés en lui. S’il n’a pas su régler la mire en Youth League, le jeune homme s’est rattrapé dans les compétitions nationales avec les U19, au cours desquelles il a ajusté les portiers à 11 reprises : « Houssem a cette aisance technique, cette bonne vision du jeu qui lui permet de voir vite. Il a les deux pieds, peut accélérer le jeu, mais peut aussi garder le ballon dans les pieds quand il le faut, sans compter sa capacité à éliminer en un contre un. C’est un deuxième attaquant, ou un meneur de jeu, voire un relayeur, mais il a cette qualité de finisseur, capable de marquer et de distiller la dernière passe », affirme avec enthousiasme Gérard Bonneau.

De belles promesses chez les U19

Timothé Cognat n’est pas en reste. Vainqueur de l’Euro U17 en mai 2015, celui qui évoluait alors en qualité de relayeur joue un cran plus haut à l’OL, placé le plus souvent en position de milieu offensif dans le couloir droit. Le natif d’Arnas, 18 ans, se met en valeur de par sa justesse technique et son intelligence tactique. Et s’il n’a inscrit que 2 buts avec les U19 entraînés par Joël Fréchet, ce n’est pas dans ce domaine qu’il est de toute façon attendu : « Ce n’est pas un Goldorak (rires), mais le défi physique ne lui fait pas peur. Il est présent dans l’intensité de jeu. Il a un gros volume de jeu, une capacité à répéter les efforts qui lui permet de jouer sur le côté, mais peut aussi évoluer au milieu. Je pense vraiment qu’il a un avenir aux deux postes », précise l’œil de l’OL pour dénicher les talents. En revanche, s’il y en a un qui apprécie le fait de malmener les défenses adverses, c’est bien Yann Kitala, francilien de naissance. Lui qui pointait déjà à 6 réalisations à mi-parcours, a maintenant fait trembler les filets à 14 reprises, véritable machine à scorer à l’efficacité redoutable.

Enfin, à 19 ans pour sa part, Christopher Martins-Pereira n’est pas en reste. Monstre physique en bonne et due forme, ce golgoth luxembourgeois d’1,88m rayonne dans l’entrejeu, et a même récemment prolongé son premier contrat professionnel, désormais lié aux Gones jusqu’en 2020, preuve d’une volonté du club de miser sur lui à long terme. Deuxième artilleur le plus prolifique du club en Youth League avec 3 buts (soit un de moins que Gaëtan Perrin), le jeune homme s’est offert le luxe d’inscrire un triplé avec les U19 de l’OL il y a près d’une dizaine de jours face à Metz, et compte une dizaine de sélections avec l’équipe nationale A du Luxembourg : « Il est grand, va vite, court longtemps, répète les efforts, a une bonne agressivité... Et il est aussi naturellement attiré par le but », décrit Gérard Bonneau. De quoi en faire le prochain élément à être promu en équipe première ? « Je pense qu’il rentrera dans un groupe d’entraînement plus facilement, c’est un garçon qui sera vu plus régulièrement par les pros et pourra apporter quelque chose. Après, c’est au staff de décider, mais c’est sûr qu’il n’est pas loin de goûter à ce niveau et le mériterait », conclut-il. Une chose est sûre, au moment d’intégrer de nouveaux jeunes à leur effectif, Bruno Genesio et tout son staff auront l’embarras du choix !