L’AS Monaco retrouve des couleurs cette année, après avoir trop longtemps navigué dans les eaux troubles du championnat. Quatrième du classement Ligue 1, l’ASM aurait peut-être pu prétendre à meilleure place si elle avait eu dans ses rangs Steve Savidan. Recruté cet été, il n’a finalement jamais endossé le maillot monégasque suite à la détection d’une malformation cardiaque. Le trublion de 31 ans prépare donc aujourd’hui sa reconversion.

« Je dois d’abord régler ma situation avec Caen. Ensuite, je vais sans doute devenir consultant télé. J’ai acheté un autre restaurant à Angers », confie-t-il dans La Voix du Nord. Steve Savidan devrait ainsi rapidement envahir les ondes et faire partager son expérience si particulière. En attendant, le buteur entraîne... une équipe de hockey sur glace ! « Je suis entraîneur des Moustiques de l’ASGA, le club de hockey sur glace. J’y ai joué quand j’étais jeune et c’est l’équipe de mon fils, Joris. J’ai beaucoup d’amis québécois et finlandais dans le milieu ». Des amis moins rares que dans le milieu du football, où la personnalité fantasque du joueur ne lui a pas attiré que de la sympathie.

Savidan revient ainsi sur son séjour en équipe de France, il y a quasiment un an jour pour jour. S’il confie avoir eu des affinités avec Ribéry et Fanni, il ne s’est pas senti réellement à l’aise au sein de la sélection tricolore. « Avec les joueurs de l’équipe de France, c’est difficile quand même. Tu n’as pas le même parcours qu’eux. Il faut bien mesurer que Thierry Henry et les joueurs de sa génération se connaissent et jouent ensemble depuis l’âge de 15 ans. Moi, je suis arrivé à 30 ans. J’avais juste quinze ans de retard et tu ne les rattrapes pas en trois jours... Avec Ribéry, c’est autre chose. Je le connaissais un peu du National, quand il jouait à Brest. Et puis, c’est quelqu’un d’hyper simple. Nous étions dans la même chambre. Il savait à qui il avait affaire. Il a pu s’épanouir côté conneries... » Ses facéties, il devrait rapidement pouvoir les rééditer en tant que consultant. Histoire de ne pas disparaître totalement d’un paysage footballistique parfois un peu trop terne.