Ce 1er novembre 2019 restera gravé longtemps dans les mémoires du DFCO. Hier soir, l’écurie entraînée par Stéphane Jobard a frappé un sacré coup puisqu’elle s’est offert sa troisième victoire de la saison et le scalp du Paris Saint-Germain, leader incontesté de notre championnat de France (27 points). Lanterne-rouge et plus mauvaise attaque de L1 avant le coup d’envoi de la rencontre, Dijon était donc très loin d’être favori. Et pourtant, les pensionnaires du stade Gaston-Gérard ont réalisé un exploit hier soir. Un exploit, oui. N’ayons pas peur des mots. Face à l’ogre francilien, qui comptait toutefois six joueurs absents mais qui avait une équipe très solide sur le papier, le DFCO n’a pas tremblé. Du moins, pas pendant toute la rencontre. Sans complexe, les locaux ont tenté leur chance, sollicitant Keylor Navas à plusieurs reprises. Malgré l’ouverture du score de Kylian Mbappé à la 19e, ils n’ont rien lâché, faisant preuve d’abnégation.

S’ils ont perdu des joueurs sur blessure, les Dijonnais n’ont pas perdu l’envie d’en découdre face à une formation parisienne certainement un peu trop sûre d’elle-même. Et cela a payé avec deux buts. Le premier a été inscrit par Chouiar, profitant d’une petite erreur de Navas (1-1,45e+6). Le second est signé Cadiz, auteur d’un match énorme pour sa première titularisation en L1 (2-1, 47e). Comme lui, Tavares, Ndong ou encore Gomis, qui s’est montré précieux et chanceux sur sa ligne de but, ont été en verve. Ils ont su tenir bon quand le PSG, malchanceux, poussait pour revenir. Une victoire collective pour une formation qui a su tenir tête à l’OM et l’OL (0-0 lors des deux confrontations) et qui peut rajouter le Paris désormais à son tableau de chasse. Des cadors qui ont tendance à prendre un peu de haut une formation comme le DFCO selon Jobard.

Dijon sur un nuage

« Nous marquons à des moments importants, en fin de première période et au début de la seconde. Cela a un peu plombé le PSG car ensuite, les Parisiens sont un peu tombés dans des numéros de solistes. Je pensais qu’en première période nous aurions moins la maîtrise du ballon. Le 1-1 à la mi-temps était mérité. Chez les gros quand ils affrontent Dijon, ils ont un peu de suffisance. Le PSG n’a pas mis un rythme d’enfer au début et nous les avons contrariés ». L’entraîneur français était forcément fier, lui qui a bien su réagir lors des blessures de ses joueurs (Coulibaly et Chafik). « Je suis content pour mes joueurs car ils sont récompensés de leurs efforts. Nous avons posé des problèmes au PSG et nous avons aussi su faire le dos rond. C’était l’ambition de démarrer en 4-4-2 et les joueurs m’ont conforté dans mon choix. Il faut aussi un brin de réussite car le PSG a aussi tiré sur les montants, ce n’est pas anodin. C’est une belle page de l’histoire du club. Cela me conforte dans l’idée que nous avons notre place en Ligue 1. Je suis sûr des ressources mentales de mes joueurs. Nous avons su avoir les vertus pour égaliser juste avant la mi-temps ».

Du côté des joueurs, les sourires étaient de sortie. « Le coach nous avait dit que Paris pourrait être un peu moins bien. On devait être à 200% », a avoué Tavares qui s’est dit heureux. Même chose pour Wesley Lautoa. « Une victoire contre Paris, ça fait toujours parler. Dans notre situation, on prend trois points, on quitte cette dernière place, ça fait forcément du bien. C’est encourageant pour la suite ». Il poursuit : « On était frustrés qu’ils marquent car ils ne sont pas venus beaucoup de fois dans notre camp. On connait Mbappé. Sur leur seule occasion, ils marquent. On a continué à jouer, à ressortir de derrière. On l’a plutôt pas mal fait. C’était une juste récompense de marquer avant la mi-temps (...) On sait que contre Paris, on n’a rien à perdre. C’est un match spécial pour toutes les équipes qui les reçoivent. Même pour les supporters, c’est quelque chose de spécial. On était dernier, on n’avait rien à perdre. On a voulu jouer, on a pris des risques mais ça a été payant. Je pense qu’on a entamé le match par le bon bout ». Et ils ont tenu jusqu’au bout pour s’offrir un succès qu’ils ne sont pas près d’oublier...